Auteur/autrice : Mustapha GUENAOU

  • BENAMAR BENGUEDIH, maitre –tailleur d’Oran

    Nous venons d’apprendre  avec beaucoup de tristesse la disparition tragique de Benamar Benguedih, ce jour, vendredi 07 aout 2020. Il avait passé toute sa jeunesse jusqu’ à l’indépendance nationale parmi ses pairs, sa famille dont tous ses membres ont été des paysans, des fellahs, ayant travaillé leurs parcelles  maraichères et leurs vergers, surtout des orangeraies dans le hawz de Tlemcen, ancienne capitale du Maghreb central

    Ce septuagénaire est arrivé à Oran , quelques jours après la célébration du 05 juillet 1962, pour s’installer définitivement. Puis, il fit ramener son frère, Ghouti, et son beau- frère Benyadi, respectivement fellah de profession et ancien émigré en France. Il a été le principal élément unificateur de sa famille. Dans son atelier, il recevait  tous les enfants de Tlemcen et ses environs, installés à Oran. Il était accueillant  avec sa gentillesse et sa sympathie/ Il avait servi de relai pour les anciens enfants de la région qui ne se connaissaient pas.

    Il m’a fait pensé à Aami Sabeur Guedih, Ould Boudjenan (Allah Yarhmah !), son frère Mustapha, Ghouti Bousalah, Ould El Hadri Belkacem, etc. Il faisait rencontrer les universitaires dont certains sont devenus des médecins, des ophtalmologues/ Il recevait chez lui Faycal Ould Chergui, Fils de Si El Ghouti, garde champêtre de la localité et de Feraouia, une femme militante pendant la guerre de la libération nationale. Elle activait dans le hawz  de Tlemcen.

    Par ailleurs, depuis son installation à Oran, il a été apprenti chez un Européen qui l’avait fortement formé dans l’apprentissage de tailleur, dans la confection des costumes de Classe.. Plus tard, il excellait dans son travail de coupe er de couture/ Il a été un maitre tailleur de la ville d’Oran/ Il avait habillé de nombreuses personnalités oranaises  et des autorités locales.

    Il avait formé ses enfants et ses neveux  (Mohamed et Abderezzaq) dans le métier de tailleur. Il était l’ami d’un grand nombre de personnalités et  cadres locaux dont Bouamama. Il a fait tout son mieux pour excellait dans la profession de tailleur. Il honorait ses clients, devenus permanents.  Plusieurs en gardent de bons souvenirs de lui.

    Son atelier a été un lieu de rencontre pour les grandes figures de la ville d’Oran, des anciens maquisards, des moudjahidines qui animaient des débats, purement historiques et culturelles. Il a fait plaisir à tous les enfants de Tlemcen pour un meilleur échange et de communication. ALLAH YARHMAH BI RAHMAT ALLAH !

    Mustapha Guenaou

  • Crises sans frontieres : le Covid-19

    “Crise sans frontieres : le Covid-19”

    par Mustapha GUENAOU
    Chères collègues & Chers collègues

    Devant la situation que traverse le monde, avec la pandémie du virus, communément appelé Covid 19 pour les uns et le Coronavirus pour les autres, nous ne pouvons  rien  vous apporter comme explication sur  cette épreuve, difficile , voire plus que difficile. Mais, il est  temps de vous rappeler, chères collègues et chers collègues, l’épreuve que nous traversons, à travers toutes les  contrées. D’ailleurs, cette situation nous a fait connaitre des mots, des phrases et des expressions que nous jugeons nouvelles pour nous tous.

    Devant cette situation, devenue alarmante d’un coté et dramatique de l’autre, nous tenons à vous faire savoir que nous allons connaitre des phases, qui seront, sans nul doute, jugées très difficiles avec la propagation du virus, dans le cadre de cette pandémie 20/20. Il s’agit , en effet, d’une Destinée que nous devons accepter dans le sens de ne pas rester oisif sans pouvoir penser , réfléchir et proposer une manière de combattre ce virus qui a fait, depuis quelques jours, des centaines de victimes. Quelques préoccupations nous  viennent en tête, et qu’il faut les rappeler à nos chères collègues et  à nos chers collègues.

    La première  est relative au souci qui nous préoccupe pour pouvoir proteger  les personnes, les plus proches au sein même de la maison. Nous parlons de nos parents, encore en vie, nos frères et sœurs avec qui nous vivons encore, nos enfants, que nous désirons garder en bonne santé, nos petits enfants, que nous aimons protéger contre toute forme de maladie. Ces membres constituent, pour la grande majorité de nos chères collègues et nos chers collègues, la famille élargie, bien que d’autres s’occupent des membres de leur famille nucléaire.

    La seconde est relative au souhait qui nous interpelle pour pouvoir attirer l’attention des personnes que nous admirons avec toutes leurs qualités et leurs valeurs, qu’elles soient, sociales, humaines, morales, etc. Nous leur souhaitons la bonne volonté pour les encourager afin d’être très vigilentes devant cette situation, assimilée à une crise sanitaire mondiale.

    La troisième est relative au faire – valoir de la conscience collective pour être au service et/ ou secours des personnes qui souffrent d’une quelconque maladie, qu’elle soit chronique ou autre. Notre conscience est présence pour écouter, attentivement, ces personnes qui peuvent souffrir, loin de nous. Il s’agit, en effet, d’une soufrance à distance dont nous ne pouvons évaluer son degrè, dans le cadre d’un quelconque malaise.

    Après les trois préocupations qui touchent directement les  autres, nous pensons à celles qui nous touchent individuellement, voire personnellement. Donc, il est venu le temps de penser à soi – même. Il faut, pour cette principale raison, penser à pouvoir gérer, d’une manière ou d’une autre, le temps qui nous est alloué dans le sens de pouvoir se protéger, en revenant aux recommandations, relatives  à l’hygiène, en cette phase d’interrogation et d’interpellation sur les jours qui suivent pour mieux se protéger.

    La  quatième est relative à la manière d’oublier cette phase difficile. Il est suggérable à nos chères collègues et à nos chers collègues de trouver un moyen pour remplir le vide. Celui-ci peut peser lourd sur le moral et le psychique de chacun de nous. Prière trouver une occupation pour faire valoir nos capacités de pouvoir nous mettre en valeur par des activités individuelles et/ ou personnelles dans notre milieu restreint.

    La cinquième est relative à la réduction de la mobilité et des déplacements sans intérêt/ ou inutiles. D’ailleurs, nous pouvons prendre en considération le hashtag  « Pour sauver des vies, prière rester chez vous ». Cette restriction demeure recommandée à chacun de nous pour une meilleure gestion de cette phase, jugée très difficile et surtout de surmonter notre moral et  celui de nos chères collègues et  nos chers collègues.

    Mustapha  Guenaou

    Oran, le 15 mars 2020