Tout ces débats pour répondre aux « problèmes de banlieues » même la problématique à deux balles de ton article [sur le traitement médiatique des « tournantes »]. Ces jeunes qui se disent ne pas être français : j’ai entendu ça dans les « médias ». Ah ouais, ils ont fait un sondage, non, mais ils concluent ca après quelques reportages à la va vite, un match de foot des drapeaux algériens. Depuis quand un supporter de foot est-il un être doué, sensé, depuis quand à 16 ans ou 18 ans a t’on une parole sensée A ce stade on est révolutionnaire, je l’étais, je rejetais amèrement l’idée de citoyen, de république, d’autorité. Ce n’est pas un symptôme de quelque chose, moi je pense plutôt que c’est un salut tant qu’il y aura ca on pourra dire qu’on est dans une démocratie, les révoltés d’hier font les adultes engagés de nos jours.
Et quand on te parle de « banlieue », y a toujours un mot sur l’Algérie, rappelle toi mon film (sur mon grand père), le pourquoi je l’ai fait, j’avais ce sentiment de ne pas me sentir oui française plutôt je dirai dénoncer les valeurs de la république parce la dernière fois qu’on a parlé de repentance par a rapport à la guerre en Algérie à l’assemblée nationale y a eu un rejet total. Y a un médecin qui présente une émission de santé sur France 5 qui a dit moi pendant longtemps j’en ai voulu à la France alors que c’est des français qui ont dénoncé mes parents et qui les ont amené à Auschwitz. Y a un très grand parallèle à faire entre la déportation en France dans les années 30 et la guerre d’Algérie et les conséquences sur les générations d’après. Comment on avale ca quand le pays dans lequel tu es née et que tu aimes, t’as fait du mal.Comment rester avec un mec qui t’as trompé une fois mais qui jure ne pas recommencer, comment pardonner, même s’il y a le droit à l’oubli, y aura toujours des restes et une blessure conséquente sur le couple. Pour moi, là on est dedans, c’est humain…
Nos politiciens répondent pas à des vrais besoins mais à des politiques émotionnelles. On sert la République mais là, la République a du sang sur les mains. Ces politiciens de l’époque et d’aujourd’hui ont fourvoyé les valeurs de la République: où a été la fraternité, la liberté et la solidarité dans les Aurès ou en 61 sur les quais parisiens ? Là on nous ballade, on nous dit ce n’est pas de notre faute, « c’est la vôtre vous ne savez pas vous intégrer ». C’est de ta faute si je t’ai trompé, tu ne faisais pas la vaisselle, tu t’occupais pas de moi. C’est tellement facile et lâche.
Alors oui, je te dis on est manipulé tellement que ça remonte même dans des débats journalistiques pourtant de qualité tant dans la recherche, la pensée, l’expertise se fourvoient : « l’abrutissement du peuple »
Cette notion si typiquement luxembourgeoise définit à la fois une des occupations préférées du Luxembourgeois et son humour, peut-être un peu lourd pour l’ouïe fine latine. Si l’humour véritable consiste à pouvoir ironiser sur soi-même – la célèbre « self-irony » anglo-saxonne –, il n’exclut nullement au Luxembourg la saveur et la paillardise parfois scabreuse d’expressions populaires qui ne dissimulent point l’origine paysanne et prolétarienne de la quasi-totalité de la population du Luxembourg. En effet le verbe « beschaïssen » pourrait se traduire en français littéralement par « fienter sur quelqu’un, chier sur quelqu’un ». Le résultat de cette action est le « Beschass », ce substantif dont on s’imagine sans peine la traduction littérale.
Il est difficile de circonscrire le terme de « Beschass » en langue française. Les mots qui viennent immédiatement à l’esprit sont : potins, ragots, cancans, commérages. Le « Beschass » participe de toutes ces nuances, mais il n’en embrasse aucune totalement.
Le cancan consiste en des bavardages médisants : le « Beschass » peut être médisant, mail il ne l’est pas nécessairement de prime abord ; ce n’est certainement pas du simple bavardage, car il faut souvent beaucoup de persévérance pour accéder aux informations qu’il contient. Je pense que les auteurs du « Dictionnaire luxembourgeois » se sont trompés en le définissant comme « Verleumdung » ou « üble Nachrede ».
Le terme de commérage est insuffisant : ce sont des propos de commères qui n’ont que peu ou pas d’impact politique et social. Je ne traiterai pas dans cette courte étude de ce « Beschass »-là, bien qu’évidemment il existe. Quelques exemples-types : L’état de santé de la voisine, les études des enfants, la vie sexuelle d’une tierce personne, le mauvais ménage d’un tel, l’héritage de tel autre, et j’en passe. Les hauts-lieux de ce « Beschass »-commérage sont certains pâtisseries, certains bistrots, le trottoir, l’épicerie, le boulanger, le boucher du coin, le téléphone et le « Kaffiskränzchen »-goûter avec pâtisseries entre dames.
Les termes de potin, petits commérages de peu de valeur d’information, et de ragot qui n’est qu’un commérage malveillant, sont eux aussi à proscrire, car impropres à la définition luxembourgeoise que j’essaie d’élaborer par le présent essai. Il importe aussi de séparer le « Beschass » de la rumeur : le « Beschass », s’il sort d’un cercle restreint pour atteindre le grand public, n’est plus du vrai « Beschass », mais une rumeur invérifiable. Le « Beschass » a toujours une base, un fondement en soi vérifiable. Vérifiable ne signifie pas pour autant qu’il soit vérifié et par les colporteurs et par les destinataires.
Quelques exemples luxembourgeois de rumeurs récentes :
Lors d’une série de cambriolages se posait la question : qui est M. Julien ? Est-ce un fils de ministre, protégé de ce fait des foudres de la justice ?
Lors d’une série d’attentats à l’explosif, la question se posait sur l’identité de ce poseur de bombes visiblement bien informé des points stratégiques de la Ville de Luxembourg. Est-ce un haut fonctionnaire de la police, protégé par le parti libéral ?
Lors d’un récent scandale politico-policier, la rumeur « savait » que l’ancien Commissaire de police « partouzait » avec de hauts dignitaires du parti libéral afin de les mouiller dans des affaires de vente d’armes et de proxénétisme.
Dans la presse internationale, le Grand-Duché de Luxembourg est souvent célébré pour ses paysages pittoresques, ses transports gratuits, son économie florissante et sa qualité de vie élevée. Mais derrière cette façade de prospérité, la presse locale et de nombreuses organisations spécialisées constatent une réalité paradoxale : un pays « si riche et si pauvre à la fois ». Cet écart économique se fait ressentir particulièrement au sein d’un groupe précieux de notre société, dont on parle souvent peu ou prou : les seniors. La décadence se fait grandement ressentir en ce qui concerne l’habitat. Les défis auxquels sont confrontés les aînés en matière de logement ont un impact direct sur leur santé. Pour maintenir leur domicile actuel en bon état ou trouver des solutions de logement mieux adaptées à leur quotidien, il est crucial que le Luxembourg investisse davantage dans des infrastructures adaptées aux personnes âgées, offrant à la fois convivialité et sécurité. Parallèlement, les soins de santé jouent un rôle primordial dans la garantie d’une qualité de vie optimale pour nos aînés. Le Luxembourg doit persévérer dans la promotion de services de santé adaptés à leurs besoins spécifiques, tout en garantissant un accès aisé aux professionnels de la santé et aux traitements spécialisés.
Du côté des opinions recueillies par l’illustre acteur politico-algorithmique “Google Avis”, pour se faire une opinion de nos hôpitaux, les critiques internationales, sont nombreuses : l’absence du « U » d’ »Universitaire » dans l’appellation « CHL” suscite des inquiétudes. Pour sûr, il manque le « U » d’« Universitaire » que l’on envie à nos voisins francophones. L’interrogation sur la signification du « L », laisse planer l’idée d’un Centre Hospitalier plus « Lucratif » que Luxembourgeois. La Zitha Klinik, quant à elle, appartient depuis 2014 au groupe des Hôpitaux Robert Schuman. Elle conserve de jolis couloirs ornés de belles photographies qui illustrent les années où médical rimait avec “amical” et “cordial” avec les Sœurs de la congrégation Sainte Zithe, considérées à ce jour comme les héritières de près de 150 ans de serviabilité, de compassion et d’humanité. Une Belle Epoque, où l’aide et l’empathie pour l’Homme quel qu’il fut (Jean Valjean y compris) prédominait sur le numéro de matricule : “C’est l’hôpital qui se fout de la Carte Vitale” s’insurge-t-on à jusque chez nous ! Informons au moins nos aînés des options qui s’offrent à eux : dans le doute et le désespoir, il est tout de même possible de recevoir des soins à l’étranger, notamment dans nos pays frontaliers. Un outil précieux à cet égard relatif à la Sécurité Sociale est le formulaire S2, qui facilite l’accès à des soins médicaux en Europe et dans quelques autres pays.
En ce sens, il est essentiel que le Luxembourg continue de d’informer nos aînés de leurs droits que ce soit en matière de soins spécifiques ou d’équipements médicaux à domicile, de la possibilité d’avoir un aidant ou de bénéficier de services pour une meilleure mobilité subséquemment. Il s’agirait également de soutenir en veillant à une mise à disposition de revenus suffisants pour couvrir leurs besoins de base et profiter de leur retraite en toute dignité. La réflexion européenne sur un revenu universel compensatoire, en complément d’une retraite souvent peu adaptée au mode de vie digital actuel, est une avenue à explorer pour alléger le fardeau financier des aînés.
En Afrique, « Un vieillard qui meurt, c’est comme une bibliothèque qui brûle » dit-on. Les « Aïeux », les « Ainés » ou la « Old School« , ont contribué de manière significative à la prospérité du pays. Leur sagesse, leur expérience et leur dévouement à leurs familles et à leur communauté ont joué un rôle essentiel dans la construction de la nation d’aujourd’hui. Kuertz gesot, le mieux-être des pensionnés, méritent une attention et un engagement constants. En investissant dans des logements adaptés à leur santé, des services de santé accessibles, des programmes de prévention et de maintien de la santé, ainsi que des mesures de soutien financier, il s’agit d’honorer leur contribution inestimable au tiny Grand-Duché. Leur capital santé est une ressource essentielle pour les générations à venir. C’est pourquoi il est temps de nous interroger sur les conditions de vie de nos aînés et de faire en sorte qu’elles soient à la hauteur de leur contribution passée et présente. Si wellen bleiwen wat si sinn.
Linda Saadaoui – Dr. en Sciences de l’Information et de la Communication
Editorial paru dans la presse Amiperas, Luxembourg, Octobre 2023
« La première génération bâtit la fortune, la deuxième la stabilise, la troisième la bousille ». Cette phrase rapportée par Majid MESSOUS, architecte strasbourgeois en visite à Luxembourg, est celle retenue de diverses interactions avec son réseau senior alsacien. En direct de l’Interview, antique café du « nouveau quartier Hamilius », on parle alors architecture et patrimoine « avant/après ». Cela prête à réfléchir à cette phrase redondante, de laquelle il s’est souvenu : dans un environnement de fortunes immobilières à valeurs et régulations variables, il y a de quoi s’interroger sur ces générations, au prisme du contexte économique dans lequel elles évoluent. Si l’on examine cette pensée dans notre contexte grand-ducal, qu’est-ce que la fortune bâtie par cette première génération ? Comment la suivante parvient-elle à la stabiliser et enfin de quelles manières la troisième en arrive-t-elle à « bousiller » ce patrimoine si laborieusement bâti ?
Bâtir à travers les siècles …
Dès le Moyen-âge, les terres luxembourgeoises sont convoitées et le pays connaît la fortune ou l’infortune des conquêtes et reconquêtes : espagnoles, allemandes, françaises[1]. Au début du 18ème siècle, sous domination des Pays-Bas autrichiens, le pays est « pauvre et inculte » (Dées De Sterio, 1999 : 26). L’introduction de la culture de la pomme de terre, nourriture vivrière de base n’apparait qu’en 1707. Á cette même époque, une présence militaire forte se fait ressentir dans ce Luxembourg rural, du fait du passage des différentes armées. Le paysage architectural se dessine alors autour d’une forteresse qui voit s’agrandir la ville, lieu de transit méritant déjà son surnom de Shamal Djebel Al Tariq soit, « Gibraltar du Nord »[2].
Au 19eme siècle, tant sur le plan sociologique que linguistique, le pays est décrit comme un véritable « pot-pourri prusso-franco-néerlando-belgo-luxembourgeois » (1999 : 44), comme le dépeint le Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication Marius DEES DE STERIO, Si le rôle prégnant joué par la « petite » Monarchie Constitutionnelle dans le concert des nations peut étonner, elle n’est pas sans une histoire qui dévoile de longues souffrances endurées. En effet, libéré en 1944, l’État appauvri doit se reconstruire de l’occupation allemande. La Grande Duchesse Charlotte plaide alors la cause de son pays aux États-Unis, qui en font un membre de l’ONU, puis de l’OTAN en 1949, avant que la capitale ne devienne une plaque tournante de L’Union Européenne avec Bruxelles et Strasbourg en 1957. En ce sens, tout s’accélère pour le TinyDuchy – qui perçoit à peine son futur poids politico-économique à l’international.
Au 20ème siècle, le patrimoine bâti par la première génération luxembourgeoise, née autour des années du IIIème Reich s’est donc surtout fondé dans un contexte post-guerre serein, dans un pays à forte croissance économique, avec un niveau de vie relativement élevé. La société en quête d’un mieux-être a réussi son challenge. Sa jeunesse, entrevoit l’avenir de manière positive et elle bâtit, elle achète, elle construit, elle fonde … bien plus facilement que dans le contexte financier actuel, on y reviendra. Ainsi, la seconde moitié du 20ème siècle fut « probablement la période la plus heureuse que les Luxembourgeois n’aient jamais vécu au cours de leur histoire millénaire » comme le souligne l’historien Gilbert TRAUSCH (2001 : 8).
Stabiliser … en temps de croissance
Dans les années 60, le pays en expansion se construit à un rythme exponentiel et demeure à l’avant-garde des pays pro-européens en même temps que sa puissance capitaliste se renforce grâce à une législation propice et favorable qui voit des banques internationales s’y installer[3]. Focalisons-nous maintenant sur ces secondes générations qui « stabilisent » d’après les dires des seniors rencontrés par l’architecte strasbourgeois. Si on se penche sur cette génération née dans les années 50 et 60, elle est baby boomeuse et révolutionnaire, en voyant arriver un monde fait d’automatismes industriels. Elle tente la stabilité, elle se lance dans la pérennité et l’optimisation des biens de leurs parents, de rendre encore plus fonctionnel les terrains, jardins, piscines, investir, réinvestir … a sou weider. Avec ça, c’est l’explosion de l’agro-business, et l’émergence de la vénération d’un esprit consumériste dont on ne se détachera plus.
Cette seconde génération semble évoluer dans un contexte opportun pour stabiliser cette fortune, elle grandit tout comme le secteur de la construction. Avec toutes les évolutions vécues par ce Luxembourg en mutation, toujours plus de flux d’immigration attirés par la sidérurgie et la construction. En plus des besoins de main d’œuvre pour l’exploitation des mines qui se soldent par une migration des pays frontaliers et européens, la nécessité d’autres forces de travail diverses, de facto internationales, ouvrières, qualifiées et/ou diplômées se fait précipitamment ressentir. Désormais dans ce nouvel eldorado européen, la construction d’un paradigme social commun pour cohabiter devient fondamentale, pour les Anciens, la « Old School », mais aussi pour les « nouvelles premières générations » de résidents émigrants.
Bref, de part et d’autre, on fonde, on construit, on achète dès la vingtaine. C’est la génération « La petite maison dans la prairie », l’une des séries étasuniennes des années 1970-80 les plus populaires qui véhicule un message d’espoir avec la représentation du mythe du self-made man, soit Charles INGALLS qui bâtit de ses mains un habitat rudimentaire à l’architecture sommaire. C’est une maison en bois, représentative de l’architecture pionnière, construite en masse, dans la conquête de l’Ouest américain au 19ème siècle : « une architecture du pouvoir déguisée en une architecture du bonheur » ou encore le « reflet d’un design de la domestication spatiale et sociale, d’un design du pouvoir, où l’architecture donne forme au projet colonial »[4] comme le résume Sophie SUMA, Enseignante chercheuse en Etudes Visuelles et Histoire culturelle, urbaine et architecturale, à Strasbourg.
Si la série privilégie un point de vue qui soustrait la violence à l’histoire de cette colonisation de l’espace au moyen de l’architecture, on reconnait dans la construction de la fiction pour plaire au grand public : l’homme fonde et la femme soutient. Images du générique : une famille qui arrive dans sa diligence dans une prairie, un couple à l’avant souriant, glorieux, sous le soleil. On y voit également les enfants, qui courent et s’amusent dans la prairie. Avec le chien. Simplement. Charles est accompagné de ses trois filles et de sa femme Caroline. Caroline fonde en bonne mère au foyer : elle cuisine, elle lave, elle éduque les enfants. Le foyer matériel et familial se fonde au fur et à mesure et on voit les générations y évoluer. Et devant l’écran, les femmes dans cet âge de gloire, qui ne sont pas encore mariées à l’âge de 25 ans sont mêmes perçues comme particulières, des « catherinettes ». En Occident, où est diffusée la série, les différentes générations, bien représentées, du bébé au papy, sont grandement séduites et veulent ressembler aux Ingalls.
Ces générations de la prospérité ont connu Hamilius[5]. Hamilius, c’était LE point central de la ville de Luxembourg, près de la Post, pour les transports en commun et aussi et surtout pour les piétons. Sous la place Hamilius, en effet un tiers-lieu, un espace de croisements, des couloirs, des commerces en sous-terrain qui évitaient d’attendre pour traverser, de se poser deux secondes pour prendre un café à emporter, de boire ce café en observant les danseurs hip hop qui donnaient des spectacles gratuits, quelques tags et autres peintures, affiches… Un passage qui permettait de se protéger de la pluie sans avoir hâte que le feu passe au vert. Epoque révolue. Si Hamilius voyait le coin qui porte son nom comme le nouvel eldorado des enseignes internationales… il se retournerait peut-être dans sa tombe (tout comme notre voisin communiste allemand, au passage Karl Marx, s’il savait que pour voir sa tombe à Londres aujourd’hui … il faut payer !)
Bousiller … à l’ère de l’architecture digitale
Au XXe siècle, bâtir la finance, c’est aussi bâtir à l’ère de la mondialisation, bâtir des bâtiments modernistes telle la Tour Dexia BIL de 19 étages de Belval. Réalisée par l’architecte français Claude Vasconi, associé au Luxembourgeois Jean Petit, cette tour se situe à la frontière française, au milieu des anciens hauts-fourneaux de l’Arbed, (absorbée depuis par le conglomérat Mittal) géants conservés à titre de témoins d’une époque sidérurgique florissante révolue. Comme le dépeignait déjà en 2007 la presse Les Echos « la juxtaposition des deux mondes est pleinement assumée : la banque salue la vieille industrie à l’origine de la richesse du pays. Elle la côtoie sans l’effacer. Aucune honte, aucun complexe dans le rouge profond de l’acier émaillé qui pare toutes les faces » [6]. Un an après, la crise financière de 2008 qui a durement frappé l’économie a montré que si le prolétariat d’usine n’était plus, le prolétariat digital allait changer la donne pour les prochaines générations souvent décrites comme Y (née entre 1980 et 2000) voire Z (née après 2000).
Comment ces générations actives contemporaines pourraient elles être considérées aujourd’hui comme cette génération qui bousille ? Pour les dernières générations de ce siècle, qui ont connu une enfance sans smartphone, les dépenses se sont accrues pour participer à la société numérique, qui a un coût : PC, internet, voire le télétravail contribuent à la productivité des grandes entreprises, qui n’ont plus autant besoin de locaux et d’employés dans une époque où l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle sont les nouveaux moteurs des algorithmes qui nous gouvernent
Quid de ces « enfants boomerang » qui retournent chez leurs parents[7] , ces « Tanguy » qui deviennent aussi monnaie courante que les Catherinettes pour la génération précédente. La donne s’inverse. Tanguy, film français sorti en 2001 raconte l’histoire d’un jeune homme de 28 ans qui vit encore chez ses parents : une situation choquante pour l’époque, où une grande partie de la jeunesse s’empressait de quitter le foyer pour trouver un logement une fois la majorité et/ou le diplôme passé. En 2018, « boomerang », le protagoniste a 44 ans à la sortie du film, il revient divorcé avec sa fille qui passe le bac. Aujourd’hui encore, en ayant discuté avec des membres AMIPERAS à Luxembourg, on remarque que nombreux sont ces grands-parents « envahis » par les difficultés financières de leurs enfants et bien souvent aussi de leurs petits-enfants eux même étant lésés par leurs parents … Un cycle vicieux défavorable à tout un chacun. Nombreux sont également ces parents anciennement banquiers perçus comme les acteurs du NYSE (New York Stock Exchange) du Loup de Wall Street devenus des prolétaires digitaux à copier-coller en direct de leur open-space, à base de « cordialement » à tout va, derrière l’écran… Les conditions de travail en ayant évolué ont aussi amenés leurs pathologies du travail comme le burnout, le bore-out ou encore le brown-out, soit, respectivement : la surcharge, l’ennui ou l’absurdité au travail[8]. Les heures glorieuses et lucratives, la statue de Wuppertal qui représente Ein Neuer Erfolgreicher Tag, « un jour fructueux », ne sont plus si prégnants que ça… Elle n’est plus contemporaine et crédible : un jeune homme en chemise cravate, chaussures de ville, qui fait le poirier, heureux, comme un gosse !
« Le Luxembourg, si riche et si pauvre à la fois » titrait le 7 mars 2023 notre confrère du Républicain Lorrain, Damien GOLINI. Le chapeau résume en quelques phrases la situation actuelle : « Le pays le plus riche du monde, en termes de PIB/habitant, concentre aussi de grosses disparités de richesse au sein de sa population. Sur fond d’inflation galopante et d’explosion des prix de l’immobilier, près d’une personne sur cinq y vit sous le seuil de risque de pauvreté. Parmi elles, de plus en plus de jeunes. » On constate donc un malaise social commun dans la société contemporaine, celui d’une génération de jeunes adultes qui ont du mal ou qui refusent même de quitter le confort et la sécurité du cocon familial. Ce comportement peut être interprété comme un refus de prendre la responsabilité de leur vie et de leur avenir dans un contexte économique incertain. Ce, au frais du contribuable retraité … et épuisé tout comme ceux qui crient à l’abolition de la réforme des retraites, la situation étant déjà assez compliqué … pour plus d’une génération. En effet, l’actualité liée à la réforme des retraites cache aussi un autre gros malaise social en constatant non seulement pour les générations mais pour tout un chacun un pouvoir d’achat fortement en baisse, avec des prix qui interrogent le citoyen lambda qui hésite à aller dans nos supermarchés voisins à Perl, pour épargner un minimum. Ce citoyen lambda s’interroge lorsqu’il s’agit de faire les courses du quotidien à Luxembourg : n’y a-t-il pas une forte ressemblance dans les commerces entre l’Euro et le Franc Suisse ? Keng loscht mei …
Bousiller ou bousillée ? Quid de cette jeunesse qui se retrouve être la première génération plus pauvre que ses parents … depuis la nuit des temps ? Quid de ce populisme et de ces partis d’extrêmes droite … sans trouver à quel Führer se vouer. « Wann die Losung das Problem ist » expliquait Paul Watzlawick. Et désormais cette jeunesse plus locataire que propriétaire, une jeunesse qui ne se sent plus chez elle, dans un marché où les loyers augmentent, ou les AirBnB deviennent lambdas, ou les « smart flat » viennent s’ajouter à la liste des « smart tout » du smartphone au smartcities. « Wann die Losung das Problem ist » ? Entre logements intergénérationnels à partager pour certains, logements qui contribueraient à pallier la solitude des séniors et locations de camping moins chers en basse saison … ça reste du bricolage. Quid de pouvoir suivre ces augmentations burlesques avec un revenu minimum qui nous permettrait d’être à l’égal de nos parents et nos grands-parents qui n’avaient pas à subir les dépenses qu’ont les générations les plus jeunes… au grand dam de notre temps et au grand bénéfice de nos sociétés oligarques ? Si on parle de l’architecture bâtie par nos aïeux, quid de l’architecture qui désigne la structure générale inhérente à un système numérique bâtie par nos contemporains : ces algorithmes qui nous gouvernent : les MAAMA (ex-GAFAM : Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft), les BATX (Baidu, Alibana, Tencent, Xiaomi) et autres NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) ? « Wann die Losung das Problem ist » ? Ne s’agirait-il de pallier ce malaise social en redistribuant mieux les richesses ? Pourquoi l’avenir des générations à venir, se discute, se perçoit mieux par les boss des algorithmes tel que Mark Zuckerberg ? En effet, en 2017, lors d’un discours des anciens de Harvard, il se prononce en faveur du revenu universel. Dans le roman Moi, Omega de Erwan Barillot (2022), Ian Ginsberg, double fictif du PDG de Facebook, prononce le même discours et, à partir de 2040, instaure effectivement le revenu de base pour l’ensemble de ses utilisateurs[9]. Le revenu universel – en complément des revenus de tout un chacun – si attendu ici et si méconnu là… Ce dossier qui serait actuellement dans les mains de l’ancien Ministre du Travail luxembourgeois à Bruxelles est attendu. En Allemagne une expérience béhavioriste a été mise en place pour tester cette allocation universelle : 122 personnes ont été tirées au sort pour recevoir 1200 euros par mois. ‘Il s’agit ainsi d’étudier l’effet du revenu de base sur le comportement et la manière de dépenser[10]… pour mieux bâtir à l’avenir.
Kuertz gesot
« La première génération bâtit la fortune, la deuxième la stabilise, la troisième la bousille ». A l’international cette phrase entendue en Alsace et discutée à Luxembourg peut être valable à l’ère d’un monde en mutation avec des algorithmes créateurs et porteurs de richesses à prendre politiquement en compte. En attendant, il s’agit de ne pas être fataliste. Majid MESSOUS, co-gérant chez KUB Architecture et Design à Strasbourg, compte parmi cette jeune génération Y qui bâtit et qui repense les vestiges d’architectures qui nous permettent encore de communiquer : la presse. En effet, sa société qui emploie une quarantaine de collaborateurs a déménagé au cœur de la Plaine des Bouchers, dans l’ancien bâtiment de l’usine Spiertz[11], qui a marqué le début de la construction des presses hydrauliques. Les générations des années 80 et après ont donc le capital de la créativité avec eux. Dans une Alsace, un Luxembourg, habitués aux mutations et aux reconstructions et comme plein d’autres lieux de croisements dans le monde, ça agit encore : les dernières générations savent aussi pérenniser optimiser, influencer … et même s’occuper de leurs parents. Kuertz gesot, comme le disait l’artiste Rim-K dans son titre « Bouzillé », il y a aussi cette jeunesse qui se sent bousillée mais qui sait aussi se débrouiller. Une jeunesse qui se construit avec ou sans patrimoine et qui rassure ses aïeux mais aussi les générations suivantes, en leur rappelant le fameux proverbe russe : « Tomber est permis, se relever est ordonné ».
Linda SAADAOUI – Dr. en Sciences de l’Information et de la Communication
Article publié dans le trimestriel AMIPERAS, Luxembourg, été 2023.
[1] Durant le 17ème siècle, le pays est sous domination des Rois d’Espagne et des empereurs allemands (1506- 1684). Entre 1684-1698, a lieu la première occupation française qui ne prendra fin qu’en 1697, lorsque les troupes de Louis XIV seront chassées par celles du Roi d’Espagne. En 1714, à la suite du partage de l’héritage espagnol, le Luxembourg revient au Saint Empire Romain de Nation Germanique « Das Heilige Romische Reich Deutscher Nation ». Peu après, la gestion des Pays Bas Autrichiens ou « Province Belge », puis le gouvernement de l’Empire Français, prend la relève (1805-1814).
[2] La conquête musulmane de la péninsule Ibérique débute à Gibraltar : Tariq Ibn Ziyad, gouverneur omeyyade berbère, y débarque en 711 et laisse son nom au rocher, Djebel al Tariq (« la montagne de Tariq »), devenu au fil du temps « Gibraltar ».
[3] Ce nouveau statut de carrefour bancaire permet de résister et de s’adapter aux nouvelles donnes issues des chocs pétroliers et surtout de la crise sidérurgique au cours des années 70. En 1983, une loi sur les Sociétés d’investissement -SICAV- va accélérer le développement et la réputation d’une solide agora financière.
[4] Sophie Suma, « Que nous dit la maison de La petite maison dans la prairie ? », RadaЯ [En ligne], 7 | 2022, mis en ligne le 15 juillet 2022, consulté le 17 mai 2023. URL : https://www.ouvroir.fr/radar/index.php?id=508
[5] Politiciens luxembourgeois, père et fils, Emile Hamilius (1897 – 1971) et Jean Hamilius, né en 1927 ont participé au développement sociétal et architectural de la ville, notamment avec la construction de l’extension “Kueb” à Kirchberg pour le parlement européen avec l’illustre architecte français alors, Talibert (aussi responsable de la Piscine Olympique du Kirchberg). La place porte le nom du père.
[8] Salentini Nicolas, Le Monde. « Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out » (13/10/2016).
[9] Grégoire Normand, « Mark Zuckerberg se prononce en faveur du revenu universel », La Tribune, 26 mai 2017
[10] « Un revenu universel à 1.200 euros testé en Allemagne » , Les Echos, https://www.lesechos.fr/monde/europe/lallemagne-teste-un-revenu-universel-a-1200-euros-1319825
It’s ironic that this course writing by Professor De Sterio on Ivy Lee, public relations, and a railway crisis communication is exactly a century old…
1906 – marks the beginning of it all, with a railway accident involving the Pennsylvania Road company that resulted in the death of about fifty people. One of Professor De Sterio’s course writings revisits the history of Public Relations and crisis communication, focusing on the actions of Ivy Lee, a pioneer in PR.
2006 – Marius, as he was commonly called, along with five other individuals, tragically passed away in a collision between French and Luxembourgish railway companies: respectively, CFL and SNCF. Marius was on his way to give a lecture to his students in Information and Communication Sciences at the University of Metz when the train accident occurred in Zoufftgen, a town on the Franco-Luxembourgish border. His students (from 1999 to 2006) will never forget him, just as they will remember his writings for the courses.
Ivy Lee, a Pioneer of Public Relations
After World War II, Nazi propaganda lost its reason for being. However, the concept of propaganda, as a political tool, possesses characteristics that have delighted researchers and paved the way for what is now known as Public Relations. Although the origins of this concept remain somewhat vague, the definition of what is meant by this term is unambiguous.
Communicating facts is not just a strategy or a choice of communication; it is a moral obligation increasingly imposed on responsible individuals in organizations concerned about their reputation.
The first public relations firm was established in 1906 in New York and was the work of Ivy Ledbetter Lee (1877, Polk, Georgia – 1934, NYC). Alongside Sir Edward Bernays (an Austrian and double nephew of psychoanalyst Sigmund Freud), Lee was one of the founders of Public Relations. Considered precursors to what became known as Spin Doctors (in the 1930s in the United States and gaining popularity in the 1980s), they were communication and political marketing advisors, « image enhancers » working on behalf of personalities. In short, Spin Doctors became specialists in communication tasked with advising on the image of a political party, often during election campaigns.
The term « spin » refers to the circular movements observed when a ball rotates. This concept was applied to Public Relations to invoke the filtering and presentation of facts in order to highlight positive aspects of observed actions. This movement gained followers, with the most famous Spin Doctors including Karl Rove, the former advisor to George W. Bush, who was alternatively called « Bush Brain » or « Baby Genius, » and Alistair Campbell, advisor to Tony Blair. They have worked extensively on shaping the image of their respective countries during the Iraq war in the field of political marketing. Although these Spin Doctors are often portrayed as Machiavellian characters, their methods serve as sources of inspiration in the battle for personal branding.
Returning to Ivy Ledbetter Lee’s work, it was indeed after a surge of train accidents, particularly the 1906 Pennsylvania Road incident, that Lee, who had just been hired by the railway company as a consultant, would leave his mark on the history of Public Relations.
With a truly innovative approach, he advised the company to issue a statement to dispel rumors surrounding the accident. The significant death toll of 57 people from the train derailment heading towards Atlantic City continued to fuel rumors against the Pennsylvania Road.
Instead of adopting an ostrich policy, Ivy Lee, with his great vision, advised the company to tell the whole truth about the incident. Thus, the press release was picked up by The New York Times the following day. This method of communication found great success with the media, and October 28, 1906, would come to symbolize the drafting of the first press release.
Defined as a short message sent to journalists to inform them of an event, the press release has evolved along with modern communication technologies, transforming into a press kit (including multimedia files) or, with the emergence of the internet, into electronic press kits (EPKs). Before this « press release » in 1906, the term « public relation » appeared for the first time in the preface of the Yearbook of Railway Literature in 1897.
As the principal advisor to the Rockefeller family, Ivy Ledbetter Lee continued to demonstrate his exceptional communication skills. He suggested that the family name the construction of the modern commercial complex of American oil magnate Rockefeller as the Rockefeller Center. History proved him right, as the name attracted numerous tenants, despite the atrocities such as the Ludlow Massacre, where striking miners were killed by the Colorado National Guard.
In 1912, Ivy Lee gave the first public relations course at New York University.
This shows that the history of railways is closely linked to Public Relations, especially with the ongoing crises occurring across our continents.
We owe to Ivy Lee the famous quote that can be translated as:
« Tell the truth because sooner or later, the public will discover the truth anyway. And if the public does not like what you’re doing, change your policies and adapt them to their needs. »
While public relations encompass all the techniques and actions used to manage the reputation of a company or brand among its various audiences, emerging actors in online communication, such as Community Managers or Social Media Managers, must anticipate crisis risks that could irreversibly damage their organization. Various actions are employed in public relations, and it is important to gather researchers and professionals to shed light on this communication subject that is not always highlighted in academic productions.
[1] Many politicians have used this system in a completely different context, including in France, publicist Jacques Seguéla in François Mitterrand’s campaign strategy, as well as Thierry Saussez, Henri Guaino, and Mimi Marchand in Nicolas Sarkozy’s circle. We also note Sibeth Ndiaye, Joseph Zimmet, Clement Leonarduzzi, and other social actors such as MacFly and Carlito for Emmanuel Macron.
Des militants écologistes se font passer pour mort sur la voie publique devant le magasin éphémère Shein à Paris.
Non, vous ne rêvez pas ! Vendredi 5 mai, une soixantaine de jeunes filles se ruent devant le pop-up store de la marque chinoise Shein. Devant elles, des activistes sont allongés sur le trottoir. Ils veulent sensibiliser le public aux dérives de la fast-fashion. Mais les jeunes acheteuses ne semblent pas les voir. Ils appartiennent à deux mondes diamétralement opposés !
La fast-fashion, un phénomène en perte de vitesse que les jeunes délaissent en se tournant résolument vers le vintage. Le vieux et le recyclé retrouvent ainsi leurs lettres de noblesse et attirent une foule jeune et socialement bigarrée devant les friperies de la rue de la Verrerie. Adolescentes sensibilisées au défi climatique, étudiantes désargentées en recherche de pouvoir d’achat ou jeunes filles sensibles aux tendances de la mode, le nombre d’amateurs de vintage ne cesse de grandir.
Mais il n’y a pas que dans le domaine vestimentaire que l’on recycle les articles du passé. Cette tendance existe aussi dans le domaine de La technologie et de la téléphonie en particulier. Vous hésitez entre un iPhone flambant neuf hors de prix acheté chez Apple et un téléphone reconditionné acheté à un prix raisonnable sur Backmarket ? Le doute est-il permis ? L’obsolescence programmée est une réalité que nul ne peut contester et le vieux recyclé devrait toujours l’emporter.
On pointe souvent du doigt la génération Z, cette génération addicte à Tiktok, ces jeunes qui ne lisent plus comme le constatent les boomers. Et pourtant, ces adolescents sont les premiers consommateurs de seconde main. Que ce soit pour affirmer leur singularité, par conscience écologique, par désir d’être original, par souci économique ou par recherche d’une consommation plus éthique et soucieuse des travailleurs, ce sont ces jeunes-là qui font évoluer l’industrie de la consommation qui se voit obligée de changer ses pratiques marketing et de production.
Mais ne généralisons pas. Tous les jeunes ne passent pas forcément des heures à essayer de débusquer des pièces uniques en friperie, ou ne prennent pas nécessairement le risque d’acheter des iPhone reconditionnés. Beaucoup se précipitent encore chez Zara ou chez Zadig & Voltaire, des étudiantes à Assas par exemple, ou bien chez Nike lorsque des collaborations entre marques et influenceurs sont dévoilées et créent des émeutes entre jeunes qui en viennent aux mains pour décrocher la paire de baskets de leurs rêves.
Mais ce n’est pas pour autant que la conscience écologique disparaît. Après avoir acheté quinze tee-shirts chez Shein pour soixante euros, on se console en recyclant les emballages. Une tournée shopping dans les friperies du Marais avec son nouvel iPhone est l’occasion de se donner bonne conscience et de montrer à ses followers que l’on achète des vêtements usés. L’écologie branchée et technologique, une tendance pleine d’avenir !
Nos jeunes, qu’ils soient engagés écologiquement ou victimes de la mode, montrent parfois le chemin à suivre. En donnant une seconde vie au vieux et en boycottant le « prêt-à-jeter » ils sensibilisent les vieilles générations à la nécessité de changer de modèle de consommation. Le neuf est mort, vive le vieux !
Rédigé et publié par : Salma Laaroussi Bouharrat le 13/06/2023
Originaire d’Afrique du nord, le Way Way s’est imposé comme un phénomène musical qui dépasse les frontières. Porté par des artistes passionnés, ce mouvement à conquis la scène internationale, diffusant ses rythmes envoûtants et ses paroles vibrantes bien au-delà de son lieu de naissance. Ce nouveau genre a connu plusieurs critiques, mais a quand même réussi à s’imposer comme une force culturelle incontournable qui fait vibrer toutes les tranches d’âge. Le Way Way ouvre alors de nouvelles perspectives musicales renforçant la reconnaissance de la scène algérienne. Cet article explore l’impact de ce mouvement audacieux et les raisons de son succès connaissant une croissance exponentielle sur la scène mondiale, en mettant en lumière les artistes qui en sont à l’origine. Plongeons alors dans cet univers musical captivant et découvrons comment le Way Way a réussi à s’imposer comme un véritable acteur d’une culture vivante et diversifiée.
Au cœur du renouveau musical : Le Way Way
Comme ses prédécesseurs tels que le Raï classique et le Raï moderne, le Way Way émerge comme un courant musical dynamique et novateur qui suscite un engouement sans précédent. Avec ses sonorités audacieuses et ses paroles percutantes, il repousse les limites et réinvente ce genre musical emblématique. Ce mouvement se distingue par son mélange subtil de traditions musicales nord africaine, de rythmes contemporains et d’influences internationales. Les artistes de ce courant repoussent les frontières et explorent de nouvelles voies, fusionnant les styles traditionnels avec des éléments de pop, de reggae, et d’autres genres musicaux, créant ainsi un son unique et captivant. En effet, si on arrive à distinguer entre le Raï classique et le Raï moderne c’est grâce à un instrument qui fait toute la différence. Cet instrument est le clavier, qu’il soit électronique ou oriental, il est utilisé pour créer des mélodies et des textures harmoniques dans le Way Way. Il permet de rajouter des sonorités modernes. Cependant, ce qui peut faire toute la différence, c’est simplement l’autotune. Beaucoup diront que ce n’est pas un vrai art. Il est souvent utilisé comme outil d’effets vocaux pour créer des sons distinctifs et modernes. Pour vous expliquer un peu, l’autotune est un logiciel qui corrige automatiquement la hauteur des notes chantées. Cet effet est souvent utilisé de manière créative dans le Way Way pour produire des mélodies vocales uniques et accrocheuses. Cet autotune est utilisé pour donner une coloration spécifique à la voix des chanteurs de Raï, en ajustant la hauteur des notes chantées pour obtenir un son plus doux et plus précis. Cela peut ajouter une certaine brillance et une esthétique contemporaine aux performances vocales.
Les artistes et les chansons emblématiques
Kader Japonais, Cheba Warda et Cheb Bello sont tous des artistes renommés et talentueux qui ont contribué à l’évolution du nouveau Raï grâce à leur style unique et à leur présence sur la scène musicale.
Kader Japonais, originaire d’Algérie, s’est rapidement fait un nom grâce à sa voix distinctive et à ses mélodies entraînantes. Ses chansons telles que « Mamamia », qui compte aujourd’hui 4 355 837 écoutes sur la plateforme Spotify, ont apporté une touche moderne au Raï. Un autre titre marquant est « Dzayer Bladna », qui a profondément marqué la jeunesse algérienne. Kader Japonais a su mélanger habilement des éléments traditionnels avec des influences contemporaines, ce qui lui a valu une popularité croissante parmi les amateurs du Way Way. Cheba Warda, quant à elle, est une artiste féminine qui a su se frayer un chemin dans le nouveau Raï grâce à sa voix puissante et à son charisme sur scène. Elle a conquis le public avec des tubes tels que « Galbi Khasah Molah » et « Ana Acheki Liya Wahdi ». Les performances énergiques de Cheba Warda apportent une dimension féminine captivante, contribuant ainsi à la diversité et à la richesse de ce nouveau genre. Il suffit de regarder les vidéos « lipsync » sur la plateforme TikTok de sa chanson « Galbi Khasah Molah » pour comprendre son impact international. Cheb Bello, à son tour est un autre talent émergent, il s’est distingué par son style unique et ses mélodies accrocheuses, mais aussi pour sa capacité de rédaction. En effet, dans ses musiques il aborde des sujets tel que « Lghorba » qui signifie de quitter son pays, il aborde également le sujet de l’immigration et la jeunesse perdue, confrontée aux difficultés de ce monde. Concernant ses mélodies, il s’est fait connaitre principalement en fusionnant des éléments de Raï et de Pop. Grâce à cela, il a réussi à créer sa propre identité musicale. Des chansons comme « Manich Kima Bakri » et « 3inehom Mesawsa » ont rencontré un grand succès, grâce à l’originalité et à la fraîcheur qu’il apporte à travers sa musique.
Kader Japonais – Dzair Bladna (feat. Les Dragons) (2018)
Cheba Warda – Galbi Khasah Molah (2023)
Cheb Bello – Manich Kima Bakri (2019)
Ces trois artistes partagent une similarité indéniable, avec des styles et des rythmes musicaux qui nous font inévitablement bouger. Cependant, chacun a réussi à se faire connaître de manière différente. Kader Japonais est considéré comme l’une des figures majeures du nouveau Raï, ayant contribué à changer la perception du Way Way. Il est devenu le choix ultime pour ambiancer les mariages. Cheba Warda, quant à elle, représente une nouvelle figure féminine qui s’impose avec son style unique. Entre ses mélodies entraînantes et ses paroles, elle a réussi à conquérir un public international, notamment grâce à des plateformes comme TikTok. Cheb Bello à son tour, est considéré comme un talent émergent, il a déjà gagné en popularité et en reconnaissance grâce à ses performances remarquables. Ses mélodies accrocheuses résonnent avec le public, créant une connexion instantanée avec sa musique.
Le Way Way enflamme la jeunesse !
Filmé par Mohcine Harisse, accompagné du danseur Saad Abido. Musique : Fethi Manar – Pression Raha 3liya
La popularité grandissante du Way Way, la danse sur ce genre est connue sous le nom d’ »Ey ey ey », et ne cesse de captiver la jeunesse algérienne depuis la naissance du nouveau Raï. Cette danse de rue est devenue un phénomène social et culturel, marqué par des chorégraphies enjouées exécutées sur des rythmes de musique du Way Way.
Pour de nombreux jeunes, le Ey ey ey est une forme d’expression libre et créative qui leur permet de se libérer des contraintes sociales et de s’approprier leur culture de manière ludique. Ils voient dans cette danse une occasion de partager des moments de joie et de connivence, de renforcer leur identité collective et de résister aux conventions établies. Malgré les controverses, le Way Way continue de gagner en popularité et d’influencer la culture algérienne. Il est devenu un véritable phénomène sur les réseaux sociaux, avec des milliers de vidéos partagées par les jeunes danseurs. Cette danse festive et subversive témoigne de la créativité et de l’audace de la jeunesse algérienne, qui cherche à se réapproprier les traditions tout en les réinterprétant de manière moderne et décalée.
Dans un article de France 24 Le « Ey ey ey », la nouvelle danse festive et subversive de la jeunesse algérienne, ils expliquent en plus profondeur la fameuse danse, je cite : “Comme avant elle, la Shmoney Dance aux États-Unis, la Tecktonik en France et le Harlem Shake, un peu partout dans le monde, le « Way way » se répand sur les réseaux sociaux. La particularité de cette danse est d’intégrer le mime. Il y a deux camps chez les “waywayeurs” : ceux qui miment les paroles d’une chanson à la phrase près ; et ceux qui improvisent, peu importe ce qu’elle raconte. Dans chaque chorégraphie, quelques mouvements reviennent souvent : imiter une mitraillette ou un lancer de pierres, se pincer le nez ou regarder au loin la main en visière au-dessus des yeux, faire semblant de conduire une voiture ou passer un coup de téléphone, etc. Stylisés et comiques, ces mouvements rappellent les battle de hip hop américain dans lesquelles il s’agit de se moquer de son adversaire. Des groupes d’adolescents, voire des enfants, se filment en train de danser sur du « Way way » dans la rue ou chez eux, avant de poster les vidéos sur YouTube. Résultat : des milliers de vidéos qui engrangent des centaines de milliers de vues.”
Voici un exemple de la danse « Ey Ey Ey ». C’est une vidéo que j’ai réussi à trouver sur la plateforme Instagram, filmé par le réalisateur, et photographe Mohcine Harisse, accompagné du danseur Saad Abido. La musique choisit pour cette vidéo est « Pression Raha 3liya » de Fethi Manar. Ceci est un exemple parfait du Way Way, mais aussi de la danse qui accompagne ce nouveau genre. Je vous laisse le lien de la vidéo en dessous :
Les critiques et les controverses font souvent partie du paysage des mouvements musicaux populaires, et le Way Way ne fait pas exception. Ce mouvement a suscité différentes critiques remettant en question son impact, son authenticité et son influence sur la jeunesse. L’une des critiques majeures porte sur l’utilisation de l’autotune. Certains puristes de la musique Raï considèrent que l’autotune dénature le style traditionnel et authentique de celui-ci, lui ôtant ainsi son essence même. Cette critique soulève des débats animés quant à l’authenticité et à l’intégrité artistique du Way Way. Une autre critique fréquente concerne les paroles des chansons. Certains reprochent à ce nouveau genre de mettre l’accent sur des thèmes superficiels et légers, ne reflétant pas les réalités. Ils remettent en question l’engagement des artistes envers les paroles et la qualité de l’écriture. Une grande partie des chansons abordent des sujets sont liés à des chagrins d’amour noyés à travers la consommation d’alcool et de drogues. Certains diront que le Way Way n’ait pas digne d’être écouté. Ce qui ne savent pas c’est qu’il est devenu un symbole d’une jeunesse passionnée.
Le Way Way redéfinit-il la culture nord africaine à l’échelle mondiale ?
L’impact du nouveau Raï sur la scène musicale internationale est indéniable, tant sur le plan culturel que musical. Ce mouvement a contribué à redéfinir la perception de la culture maghrébine et a ouvert de nouvelles perspectives sur la musique. Sur le plan culturel, le Way Way a joué un rôle important dans la représentation de la culture nord africaine à l’échelle mondiale. En diffusant la musique Raï et les danses qui y sont associées, il a fait découvrir au monde des rythmes bien spéciales. Le Way Way a ainsi contribué à briser les stéréotypes et à mettre en valeur la richesse et la diversité de la culture nord africaine. Les artistes de ce mouvement ont souvent intégré dans leurs compositions des éléments de pop, de reggae et d’autres styles musicaux contemporains, créant ainsi un mélange unique et innovant. Cette fusion des genres a permis de toucher un public plus large et d’attirer l’attention des mélomanes du monde entier. On peut alors finalement dire que le Way Way a contribué à ouvrir de nouvelles perspectives sur la musique.
Written by : Olivier MAY, CPA (Certified Public Accountant)
Olivier MAY, CPA
1.) Geschichte des deutschen Rentensystems
Die Grundsäule des deutschen Rentensystems ist die gesetzliche Rentenversicherung, kurz GRV. In ihr sind grundsätzlich – mit einigen Ausnahmen wie angestellte Mitglieder von Kammerberufen – alle Arbeitnehmer und weitere Personengruppen pflichtversichert und andere können freiwillig in sie einzahlen.
Im 19. Jahrhundert führte die Industrialisierung dazu, dass Millionen von Menschen unter teils schwierigen gesundheitlichen Bedingungen in Fabriken arbeiteten und von ihren Arbeitgebern abhängig waren. Eine Garantie für soziale Absicherung gab es nicht.
Der damalige Reichskanzler Otto von Bismarck sah darin eine Gefahr für den gesellschaftlichen Frieden und legte 1889 mit dem„Gesetz betreffend die Invaliditäts- und Altersversicherung“ den Grundstein für die moderne Rentenversicherung.
Die Leistungen waren damals geringer als heute: Das Renteneintrittsalter betrug 70 Jahre mit mindestens 30 Beitragsjahren und wer im Berufsleben zwischen 550 und 850 Mark pro Jahr verdiente, bekam als Altersrente weniger als ein Drittel davon.
Nach Ende des Zweiten Weltkriegs 1945 wurden die Rentensysteme in Ost- und Westdeutschland separat voneinander neu aufgebaut und reformiert. Einige Faktoren von früher wurden übernommen, andere kamen neu hinzu.
Erst mit der Wiedervereinigung entstand wieder ein einheitliches System, das seitdem aber mehrfach reformiert wurde.
2.) Das Umlageverfahren
Das heutige Rentensystem in Deutschland funktioniert nach dem sogenannten Umlageverfahren. Dabei zahlt die Rentenversicherung die aktuell von den Erwerbstätigen erhobenen Beiträge direkt als Renten an die Rentner aus. Im Gegenzug erhalten die Beitragszahler Rentenansprüche für das Alter, die dann wieder die aktuell arbeitenden Versicherten bezahlen sollen.
Dieses System gerät aber unter Druck, wenn die Zahl der Rentner zunimmt, während gleichzeitig die Menge der Beitragszahler sinkt – was in Deutschland aufgrund des demografischen Wandels der Fall ist.
Grundsätzlich können alle Bürger freiwillig in der GRV für das eigene Alter vorsorgen. Aber nur bestimmte Berufsgruppen sind gesetzlich dazu verpflichtet:
Alle angestellten Arbeitnehmer sind grundsätzlich in der GRV pflichtversichert – mit Ausnahme angestellter Mitglieder von Kammerberufen. Das ist bei weitem die größte Gruppe, etwa 70 Prozent, aller Erwerbstätigen.
Für Selbstständige besteht in der Regel keine gesetzliche Pflicht zur Rentenversicherung, es gibt aber Ausnahmen, pflichtversichert sind zum Beispiel Lehrer oder Gewerbetreibende, sofern sie keine Angestellten haben.
Beamte haben eine Sonderstellung und müssen nicht in die gesetzliche Rentenversicherung einzahlen. Sie erhalten im Alter eine Pension vom Staat, bei dem sie verbeamtet sind.
GRV-Versicherte, die keine Beiträge einzahlen, weil sie aktuell nicht für ein Gehalt arbeiten, bekommen unter Umständen trotzdem bestimmte Zeiträume anerkannt. Dies gilt zum Beispiel für die Kindererziehung, die Schulausbildung ab dem 16. Lebensjahr und das Studium.
Die monatliche Beitragshöhe zur GRV betrug im Jahr 2023 18,6 Prozent des Bruttogehalts, wobei Arbeitnehmer und Arbeitgeber jeweils die Hälfte davon tragen. Allerdings gibt es eine Obergrenze, bis zu welcher der Prozentsatz angewendet wird. Diese sogenannte Beitragsbemessungsgrenze hat die Bundesregierung für das Jahr 2023 auf 7.300 Euro pro Monat in Westdeutschland und 7.100 Euro in Ostdeutschland festgelegt.
3.) Die wichtigsten Faktoren für die Höhe der Altersrente
Die Rente im Alter ist die klassische Leistung der GRV. Wer wissen will, wie hoch diese ausfällt und ab wann sie aufs Konto überwiesen wird, sollte folgende Punkte beachten:
Weil die Menschen in Deutschland länger leben, beträgt das reguläre Renteneintrittsalter inzwischen 67 Jahre, vor 2012 waren es 65 Jahre. Auch ein vorzeitiger Renteneintritt ab 63 Jahren ist möglich, dann allerdings mit Abschlägen von 0,3 Prozent für jeden vorzeitigen Monat.
Die Höhe der Altersrente ergibt sich aus einer komplizierten Formel, die unter anderem den jährlichen Verdienst im Vergleich zum Durchschnittsverdienst aller Versicherten berücksichtigt. Zudem spielen die Zahl der Beitragsjahre und anrechenbare Zeiten wie für Kindererziehung oder Ausbildung eine Rolle.
Für jede Person ergibt sich eine individuelle Zahl an sogenannten Entgeltpunkten, die mit dem aktuell gültigen Rentenwert in Euro multipliziert wird. Im Jahr 2022 betrug der Rentenwert-West 36,02 Euro und Ost 35,52 Euro. Die durchschnittliche Altersrente aus der GRV betrug in 2022 1.152,- €
4.) Künftige Entwicklung:
In Frankreich protestieren die Menschen gegen die Rentenreform, in Deutschland bewegt das Thema kaum jemanden. Dabei steht das System Altersversorgung auch hier, wie viele Experten meinen, auf der Kippe. Meines Erachtens steht die GRV nicht auf der Kippe, Sie ist, wie unten gezeigt wird, in Ihrer jetzigen Form gescheitert.
Seit 2020 gehen die Geburtenstarken Nachkriegsgenerationen „Babyboomer“ in Rente. In der Folge wird das Rentenniveau voraussichtlich von den heutigen 48% des Nettogehaltes auf voraussichtlich 41% des Nettogehaltes in 2050 sinken, während sich zugleich der Rentenbeitrag von 18,6% auf 24,4 % des Bruttoeinkommens erhöht. Das kann man als dramatische Entwicklung verstehen. (Quelle: Hans Böckler Stiftung: Study Nr. 345 Januar 2017: Zukunft der gesetzlichen Rentenversicherung)
In der Vergangenheit gab es bereits Klagen von Privatpersonen, die darauf abzielten, dass die GRV eine Enteignung sei. So hat bspw. ein evangelischer Pfarrer geklagt und vorgerechnet, dass, wenn er seine Rentenbeiträge für sich selbst bei einer minimalen Verzinsung von 2% anlegt, er eine doppelt so hohe Rente erzielt hätte, als er aus der GRV erhält. Legt man die nun prognostizierten Daten für 2050 zugrunde, muss man zu dem Schluss kommen, dass hier faktisch eine Enteignung vorliegt und die GRV gegen Artikel 14 des deutschen Grundgesetzes, die sogenannte Eigentumsgarantie („Das Eigentum und das Erbrecht werden gewährleistet. Inhalt und Schranken werden durch die Gesetze bestimmt“) verstößt und damit verfassungswidrig ist. Jungen angestellten Arbeitnehmern wird durch den Zwang in die GRV einzahlen zu müssen, die Möglichkeit genommen, für Ihr Alter vorzusorgen und Sie werden dafür eine Rente erhalten, von der Sie nicht einmal ansatzweise werden leben können.
Die einzige kurzfristig praktikable Maßnahme, um die oben beschriebene Entwicklung abzufedern ist eine Vergrößerung der Basis der Beitragsleistenden. Die Privilegien der Beamten, Selbstständigen und der Angehörigen der Kammerberufe (Ärzte, Wirtschaftsprüfer, Notare etc.) müssen wegfallen, diese Personengruppen müssen zur Beitragsleistung in die GRV verpflichtet werden. Alternativ ist nur eine weitere Erhöhung des Renteneintrittsalters denkbar, aber wer möchte sich schon einen 70-jährigen Dachdecker vorstellen.
Zusätzlich muss die sogenannte Nachhaltigkeitsreserve der Rentenversicherung abgeschmolzen werden. Die gesetzlichen Rentenversicherungsträger müssen per Gesetz eine Nachhaltigkeitsreserve vorhalten. Sie diente ursprünglich dazu, Einnahmenschwankungen im Jahresverlauf zu glätten und so kurzfristige Beitragssatzanpassungen zu verhindern. Die Nachhaltigkeitsrücklage lag Ende 2020 mit rund 37,1 Milliarden Euro – dies entspricht 1,57 Monatsausgaben – auf einem relativ hohen Niveau (2019 € 40,5 Mrd., 1,8 Monatsausgaben), was maßgeblich auf den konstant gehaltenen Beitragssatz und die Arbeitsmarktentwicklung der vergangenen Jahre zurückzuführen ist. Damit wird die gesetzlich festgelegte Obergrenze von 1,5 Monatsausgaben bei der Nachhaltigkeitsrücklage auch in diesem Jahr leicht überschritten. Laut Mitteilung der GRV wird die Nachhaltigkeitsrücklage der Rentenversicherung in den kommenden Jahren planmäßig abgebaut.
Es steht allerdings sehr zu bezweifeln, ob diese Maßnahmen hinreichend sind, um die GRV in einen stabilen Zustand zu überführen, bei dem Renten ausgezahlt werden können, die den Namen Rente zurecht tragen.
Da die staatliche Rente schon bald keine ausreichende Altersversorgung mehr sicherstellen kann, befürchten Experten zudem einen sogenannten „Asset Meltdown“: Die geburtenstarken Jahrgänge gehen in Rente und finanzieren einen Teil ihres Alterskonsums durch die Veräußerung Ihrer Vermögenswerte, was zu starken Turbolenzen auf den Kapitalmärkten führen kann.
5.) Systemvergleich: Deutschland-Luxembur
Das gesetzliche Rentenalter in Luxemburg beträgt 65 Jahre, in Deutschland beträgt, es, wie beschrieben, 67 Jahre.
Ein vorzeitiger Renteneintritt kann in Luxemburg schon mit 57 Jahren beantragt werden vorausgesetzt man hat eine Anwartschaft von mindestens 480 Monaten, also volle 40 Jahre. Erfüllt man diese Voraussetzung wird keine Rentenkürzung vorgenommen. In Deutschland ist ein vorzeitiger Renteneintritt erst mit 63 möglich, wobei für jeden vorzeitig eingetretenen Monat eine Kürzung von 0,3 Prozentpunkten pro Monat vorgenommen wird. (Quelle: Deutsche Rentenversicherung: Internetauftritt)
In Deutschland wird jedem Versicherten turnusmäßig jedes Jahr die voraussichtliche zu erwartende Rente mitgeteilt. In Luxemburg kann man erst ab einem Alter von 55 Jahren auf Antrag bei der zuständigen Organisation, der CNAP, eine Schätzung der voraussichtlichen Rente beantragen.
Die monatliche Mindestrente für 40 Versicherungsjahre beträgt in Luxemburg zurzeit € 1.985,56. In Deutschland gibt es keine staatliche Mindestrente, hier stockt der Staat nur auf, wenn die Rente unter das Sozialhilfeniveau fällt und stockt die Rente dann auf Sozialhilfe-Niveau auf. In dieser misslichen Lage werden sich, wie oben beschrieben, immer mehr Rentner wiederfinden. Man kann diese entwürdigende Lage sehr bildlich wahrnehmen: Als ich im Jahr 2000 Deutschland verließ, gab es noch keine Rentner, die Abfalleimer nach Pfandflaschen durchsuchten, um so ihre Rente aufzubessern. Heute sieht man sie an jeder Ecke. Ich sprach vor einigen Wochen im Bus mit einer älteren Dame, sie berichtete, sie habe 40 Jahre lang in der Kurverwaltung in Grömitz gearbeitet, ihre Rente reiche nur für ihre Miete und sie müsse jede Woche mehrmals zur Tafel, einer Organisation, die Bedürftigen kostenlos Nahrungsmittel zur Verfügung stellt, um sich ernähren zu können. Es ärgert mich sehr, dass ein reiches Land wie Deutschland jemanden, der 40 Jahre gearbeitet hat, in so eine entwürdigende Lage bringt. Die Zukunft der Rente in Deutschland wird sich allerdings noch deutlich verschlechtern, obwohl man sich das gar nicht vorzustellen vermag.
Die durchschnittliche Rente betrug im Jahr 2019 in Luxemburg € 3.862,-, in Deutschland, wie bereits erwähnt, € 1.152,-, womit sich ein weiterer Systemvergleich erübrigt. Wie erwähnt ist die jetzige Form der GRV in Deutschland meines Erachtens verfassungswidrig.
6.) Schlussfolgerung:
Legt man die für 2050 prognostizierten Parameter zugrunde und geht man davon aus, dass ein pflichtversicherter Arbeitnehmer von diesem Zeitpunkt an 40 Jahre lang Rentenbeiträge in Höhe von 24,4% des Bruttolohns (in der Berechnung wurde aus Vereinfachungsgründen von einem konstanten Bruttolohn von € 3.000,- und einem konstanten Nettolohn von € 2.200, – pro Monat ausgegangen) einzahlt, und danach 20 Jahre lang eine Rente von 41% des Nettolohns erhält, geht man weiterhin von einer Inflationsrate von nur 2% aus (alle diese Annahmen sind sehr konservativ), dann erhält dieser Arbeitnehmer lediglich 26,03% seiner geleisteten Einzahlungen bis zu seinem Tode als Rente zurück. Das ist ganz klar eine Enteignung. In einer Entscheidung des Bundesgerichtshofs zur Vermögenssteuer aus dem Jahre 1995 wurde festgelegt, dass die Gesamtsteuerlast höchstens „in der Nähe der hälftigen Teilung“ zwischen Staat und Bürger sein dürfe, um Artikel 14 Grundgesetz gerecht zu werden. Inzwischen wurde dieser sogenannte Halbteilungsgrundsatz in anderen Entscheidungen zwar etwas aufgeweicht, dient aber immer noch, in Bezug auf Artikel 14 Grundgesetz, als Richtschnur. Diese Überlegung lässt sich analog auf die hier geführte Rentendiskussion übertragen.
Ein Staat, der mit seiner verpflichtenden gesetzlichen Rentenversicherung massiv gegen die eigene Verfassung (Art. 14 Grundgesetz s.o.) verstößt und die Mehrzahl seiner Rentner in bitterer Armut zurücklassen wird, kann sich wohl kaum mehr Rechtsstaat nennen.
Es erstaunt sehr, dass sich in der Bevölkerung zwar Anzeichen von Unmut feststellen lassen, aber keinerlei Anzeichen von Widerstand. Wie erwähnt, scheint das Thema in Deutschland kaum jemanden zu bewegen.
Présentation du stagiaire : Responsable Communications
Je m’appelle Salma Laaroussi Bouharrat, je suis étudiante étrangère en troisième année de licence à l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et j’effectue mon stage au sein d’Ameddias en tant que responsable de communication.
Ma formation en communication m’a permis d’acquérir de solides compétences dans le secteur. En effet, les trois années de mon cursus m’ont permis d’apprendre à analyser et à comprendre les processus de communication des différents médias, tels que la publicité, la politique et les relations publiques.
Ainsi, j’ai pu développer des connaissances approfondies sur les différents types de médias : presse, radio, télévision, réseaux sociaux et nouvelles technologies de la communication. Parallèlement aux cours théoriques, j’ai eu l’occasion de participer à des projets plus pratiques, ce qui m’a permis d’acquérir de l’expérience dans le cadre de la conception de campagnes de communication, de la rédaction de communiqués de presse, de la création de contenus numériques et de la gestion de projets de communication.
J’ai eu la chance de participer à différents projets de recherche sur la culture numérique et les nouveaux médias. Grâce à cette expérience, j’ai pu construire une idée claire de mon projet professionnel. Ce dernier consiste à devenir responsable de la communication numérique au sein d’une ONG (Organisation non gouvernementale), destinée à promouvoir le savoir-faire traditionnel et culturel des habitants de pays en plein essor mondial. Passionnée par le monde des médias numériques j’aspire à communiquer de manière innovante et efficace.
Une maîtrise parfaite de l’anglais, de l’arabe, du français et dans une moindre mesure de l’espagnol sont des atouts que je souhaite mettre au profit de mon projet d’ouverture à l’international. D’origine marocaine, j’aimerais par la suite créer ma propre agence de communication au Maroc. Je suis convaincue que les connaissances et l’expérience que j’aurai acquises au cours de ma carrière professionnelle me permettront de créer une agence de communication florissante. Celle-ci sera dédiée à la promotion de la jeunesse créative marocaine, souvent confrontée à des difficultés d’accès à la visibilité médiatique. Pour ce faire, j’aimerai également travailler en collaboration avec plusieurs partenaires dans le but d’apporter une visibilité internationale à la scène culturelle marocaine.
Terme anglais (du verbe to burn out) qui signifie saturation, épuisement. En particulier, il peut désigner un syndrome d’épuisement professionnel. Le diagnostic de cet état de fatigue classe cette maladie dans la catégorie des risques psychosociaux professionnels et comme étant consécutive à l’exposition à un stress permanent et prolongé. Au Japon, la traduction serait même : « mort par surcharge de travail » (Karōshi). +cf. boreoutbrownout
Cloud computing
Le cloud computing permet de fournir et d’utiliser les aptitudes des systèmes informatiques, basés sur les nuages (cloud en anglais) : un parc de machines, d’équipement de réseau et de logiciels maintenu par un fournisseur, que les consommateurs peuvent utiliser en libre-service via Internet. Les caractéristiques techniques du nuage ne sont pas connues du consommateur et les services sont payés à l’usage.
Cloudsourcing
Le Cloudsourcing est un processus par lequel des produits spécialisés de cloud computing (services et et maintenances) sont confiés à un ou plusieurs fournisseurs de services de cloud computing. Il permet aux organisations de retrouver l’intégralité de leur infrastructure informatique à partir d’un « nuage », qui s’intègre facilement à toute plate-forme et ne nécessite aucun frais de gestion.
Cloudworking
Même si on ne trouve pas encore de définition stable de l’expression cloudworking, elle est employée quand on veut évoquer un mode de travail selon lequel l’essentiel de la collaboration s’effectue en ligne. Ce terme est marquant car il cristallise un changement d’époque mais il n’est pas à détacher des nouveaux territoires du travail. Dans « nouveaux territoires du travail », il y a l’idée de l’exploration qui décrit bien le contexte actuel où le statut de freelance, de travailleur indépendant ou encore d’auto-entrepreneur attire de façon croissante les actifs.
Cluster (grappe industrielle)
Un Cluster (ou pôle de compétitivité) est une concentration d’entreprises et d’institutions inter-reliées dans un domaine particulier sur un territoire géographique. Un cluster peut se définir comme une région, généralement urbanisée, où s’accumulent des savoir-faire dans un domaine technique donné, lesquels peuvent procurer un avantage compétitif à l’échelle internationale. La croissance économique générée tend à se propager aux autres activités locales, notamment dans les services et la sous-traitance.
Computing
Le computing désigne toute activité axée sur les objectifs exigeant, bénéficiant ou créant à partir d’ordinateurs. Par exemple, le computing comprend la conception, le développement et la construction de systèmes matériels et logiciels, le traitement, la structuration et la gestion de différents types d’informations, faisant des recherches scientifiques sur et avec des ordinateurs; faisant que des systèmes informatiques se comportent de façon intelligente, créant et utilisant des communications et du divertissement, etc.
Créativité
Le terme “créativité” désigne la formulation d’idées nouvelles et l’application de ces idées à la production d’œuvres d’art et produits culturels originaux, de créations fonctionnelles, d’inventions scientifiques et d’innovations technologiques. Aussi, la créativité artistique renvoie à l’imagination et à la capacité de générer des idées et des nouvelles façons d’interpréter le monde, par le biais du texte, du son et de l’image.
Creative City (ville créative/territoire créatif)
La ville créative est un concept développé par l’urbaniste Charles Landry dans les années 1980 et est depuis devenu un mouvement mondial qui reflète un nouveau paradigme de la planification pour les villes (Landry, 2000, The Creative City: A Toolkit for Urban Innovators).
Un territoire créatif serait un lieu associé à une qualité de vie qui serait un élément central dans les stratégies de marketing territorial, en particulier afin d’attirer de nouvelles entreprises. La convergence des technologies et des contenus offre des opportunités de croissance et d’acquisition de positions industrielles spécifiques et compétitives. Ces mouvements font de la culture et de la créativité des enjeux clef pour des territoires, tant du point de vue du tourisme que de leur branding afin d’attirer des investisseurs. La création et la créativité sont alors clairement envisagées du point de vue de l’économie de la connaissance et du numérique à l’ère de la glocalisation.
Le géographe étasunien Richard Florida a introduit le terme « classe créative », pour mettre l’accent sur le rôle créatif de personnes dans le « creative age« . Il soutient que l’économie se déplace à partir d’un système centré sur les sociétés à un système axé sur des personnes. L’expression « Classe créative » désigne donc une population urbaine, mobile, qualifiée et connectée qui se définit principalement par le slogan « Talent, Technologie et Tolérance ».
À la notion de classe créative, Florida associe une théorie du développement économique des villes qui fait de l’attraction de membres de la classe créative une clef de la création d’activités nouvelles. Cette thèse est appuyée sur de nombreuses corrélations spatiales entre le développement des villes et des indices d’ouverture culturelle et de tolérance.
(Creative economy) Economie créative
L’économie créative désigne la montée en puissance de la création et de la créativité dans l’ensemble de l’économie. Elle est un ensemble d’activité exploitant l’inventivité esthétique et artistique de groupes de travailleurs créatifs.
(Creative Industrie) Industrie créative
Divers commentateurs ont fourni des suggestions sur les activités à inclure dans le concept d’ « industries créatives» et le nom lui-même est controversé – avec des différences et des chevauchements importants entre les termes « industries culturelles », « industries créatives » et « économie créative » (Hesmondhalgh 2002 ; CNUCED 2008).
Si l’on se penche sur la genèse de l’expression, on remarque que les origines politiques et théoriques viennent d’une notion britannique : les « creative industries » (Hesmondhalgh 2002, Howkins 2001). Les premiers auteurs parmi lesquels David Hesmondhalgh, chercheur au Media Industries Research Centre à l’Université de Leeds et John Howkins auteur de The Creative Economy: How People Make Money from Ideas (2002), définissent globalement les industries des créations comme une gamme d’activités économiques liées à la production ou à l’exploitation de la connaissance et de l’information. Très vite, cette terminologie est reprise par des organisations internationales, supranationales, des gouvernements, des collectivités locales, des institutions statistiques, des acteurs socio-économiques à travers le monde.
Les sociologues britanniques Scott Lash et John Urry suggèrent que chacune des industries créatives a un « noyau irréductible » centré sur « l’échange de finance des droits de propriété intellectuelle », (Lash et Urry, 1994 : 117). En Grande Bretagne, le Département gouvernemental de la Culture, des Médias et du Sport (DCMS) décrit les industries créatives comme : « Les industries qui ont leur origine dans la créativité individuelle, la compétence et le talent et qui ont un potentiel pour la richesse et la création d’emplois grâce à la création et à l’exploitation de la propriété intellectuelle » (DCMS, 2001 : 04)
Il existe aussi une distinction entre les industries qui sont ouvertes à la production de masse et à la distribution (film et vidéo, jeux vidéo, radiodiffusion, édition), et ceux qui sont essentiellement artisanaux et destinés à être consommés dans un lieu particulier ou à un moment particulier (arts visuels, arts du spectacle, patrimoine culturel).
Trois domaines sont à prendre en compte pour les industries créatives si l’on se base sur les études de l’UNESCO :
Le domaine de la CRÉATION/PRODUCTION
Le domaine de la TRANSMISSION/DIFFUSION (commercialisation)
Le domaine de la CONSOMMATION, de l’ENREGISTREMENT/de la PROTECTION ET PARTICIPATION (ensemble des initiatives politiques déployées pour encadrer et soutenir l’émergence de ces industries créatives)
Creative Skillset
On peut imaginer que le Creative Skillset est un des premiers bureaux étatiques – et là en l’occurrence, il s’agit du Royaume Uni – sur les industries créatives. Le “Creative Skillset” est le Conseil des compétences sectorielles qui soutient compétences et formation pour les personnes et les entreprises afin de s’assurer que les industries créatives britanniques restent compétitives et productives. Il a été fondé en 1992 déjà et a été financé conjointement par l’industrie et le gouvernement. Au 1er Avril 2012, l’organisation a changé son nom de Skillset à Creative Skillset afin de mieux refléter le travail qu’elle effectue avec 65% des industries créatives du Royaume-Uni.
Commons (Digital commons)
En anglais, « terrains communaux » au sens propre, « biens communs » au sens figuré. Informatiquement parlant, les biens communs numériques impliquent la distribution et la propriété de ressources informationnelles et technologiques. Les ressources sont généralement conçues pour être utilisées par la communauté par laquelle ils ont été créés. Exemples de biens communs numériques : Wikipedia, Wikimedia, Creative Commons, Open Source, etc.
Crowd
En français, on pourrait traduire par foule. Mais aussi par : « un grand nombre de personnes réunies », « les gens du commun/la populace » ou encore « un grand nombre de choses positionnés ou considérés dans leur ensemble ».
Crowdfunding (financement participatif)
La finance participative (ou collecte) est une expression décrivant tous les outils et méthodes de transaction financières entre les individus avec pas ou peu d’inter-médiation par les acteurs traditionnels. L’émergence des plateformes de finance participative a été permise grâce à internet et les réseaux sociaux. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus global : celui de la consommation collaborative.
(Cultural industry) Industrie culturelle
Les industries culturelles, au sens le plus étroit, recouvrent les secteurs qui, dans le champ de l’économie de la culture, impliquent une reproduction des œuvres et une diffusion à grande échelle. Le terme englobe les industries du cinéma et de l’audiovisuel, de l’édition, du disque (et des enregistrements musicaux).
Aujourd’hui, le thème des industries créatives complèterait celui des industries culturelles (première traduction en français de l’expression allemande Kulturindustrie,[1] créée par les chercheurs de l’Ecole de Francfort, Theodor W. Adorno et Max Horkheimer en 1944), puisqu’il regroupe les industries culturelles et toutes les activités de production culturelle ou artistique, qu’elles aient lieu en direct ou qu’elles soient produites à titre d’entité individuelle. Pour Horkheimer et Adorno, le monde est structuré par l’industrie culturelle (la culture de masse).
À ce moment, les industries culturelles sont définies comme un ensemble formé par le cinéma, la radio, la presse, la télévision. Aussi, on remarque que deux auteurs britanniques spécialistes des thèmes des industries créatives (Hesmondhalgh & Howkins) peuvent aussi employer l’expression « industries culturelles » toujours pour parler des industries de la création.
E-working (télétravail)
Réalisation du travail par un salarié hors des locaux de l’entreprise grâce à des moyens de communication qui le relient à celle-ci, qu’il s’agisse de téléphones portables, d’ordinateurs portables, de connexions privées au réseau interne de l’entreprise ou à l’accès d’outils hébergés dans le cloud.
Knowledge economy
Les expressions « économie du savoir » ou encore « économie de l’immatériel » (« intangible economy« ) voire « capitalisme cognitif » désignent une phase de l’histoire économique liée à une 3ème révolution industrielle depuis la fin du XXe siècle (années 1990). Cette révolution se manifeste notamment par l’essor de modes de transport et logistiques innovants, en lien avec la convergence de sources d’énergie et de technologies de l’information et de la communication innovantes. Dans cette optique, les avancées du numérique dévaluent les tâches automatisables et réévaluent la capacité de traiter les choses complexes et l’innovation. On n’exploite plus la force de travail d’un individu, mais sa force d’invention.
En 2009, lors de la conférence de la Commission européenne à Göteborg sur le thème « le triangle de la connaissance à la source de l’avenir de l’Europe » trois piliers pour une solide économie de la connaissance ont été mis en valeur :
Recherche-Développement et Innovation ;
Éducation ;
Technologies de l’information et de la Communication.
Outsourcing / Externalisation
Fait par lequel une entreprise confie par contrat la gestion d’un ou plusieurs de ses services considérés comme ne faisant pas partie de son métier de base à une entreprise tierce spécialisée. Souvent associé à des licenciements puisque le service concerné n’existe plus au sein de l’entreprise.
Réalité augmentée
La réalité augmentée désignerait les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Elle désigne les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Elle s’applique aussi bien à la perception visuelle (superposition d’image virtuelle aux images réelles) qu’aux perceptions « proprioceptives » comme les perceptions tactiles ou auditives.
« Définir la réalité augmentée (RA) n’est pas si simple ! En effet, c’est un domaine transverse qui utilise de nombreuses technologies différentes. Le terme même de « réalité augmentée », qui est apparu en référence à celui de « réalité virtuelle », est de plus en plus remis en questions. C’est assez compréhensible puisque ce n’est pas la « réalité » qui est augmentée mais bien notre propre perception. »
C’est au prisme des notions de « culture » et de « création » à l’ère d’un changement glocal – global et local – qu’il s’agira de réfléchir à la question de médiations citoyennes innovantes, d’une gouvernance au sein de laquelle le citoyen lambda a du mal à trouver sa place. En effet, la forte croissance des industries créatives génère une nouvelle division internationale du travail contribuant au développement d’emplois jusqu’alors inexistants, mais créant également une prolétarisation …digitale, où la technologie – même virtuelle – peut remplacer le travail de l’Homme. C’est en ce sens que l’on peut s’interroger sur les portées d’une « économie créative » et du développement de ses acteurs, pouvant être affectés par des maux relatifs au 21ème siècle tels le « burnout », le « boreout » ou encore le « brownout ». Dès lors, quid de nouveaux modes de gouvernance pour ces territoires créatifs ? Avant de se songer à des médiations citoyennes propres aux industries créatives, il faudrait avant tout les définir, les délimiter et considérer leurs impacts sociaux. C’est la raison pour laquelle, il faudra revenir au début du 20ème siècle pour comprendre les impacts – négatifs ou positifs – d’industries culturelles émergentes telle la radio à l’ère de différentes gouvernances.
Des industries culturelles sous la gouvernance du IIIème Reich
Avant de se pencher sur les industries culturelles et créatives (ICC), il s’agira de revenir sur l’émergence des premières industries culturelles telle la radio, dans le contexte particulier d’après crise (1929). Si la démocratisation d’un outil élitiste, n’a pas été sans déplaire, les conséquences risquées d’une liberté d’opinions et de de critiques, pas toujours éthiques sont également mis en lumière.
Impacts de l’émergence de la radio comme industrie culturelle à l’international
La radio n’a pas eu que des effets de propagande en temps de guerre. En temps de paix également, des biais communicationnels sont à relever tous comme des effes bénéfiques a contrario. »One cannot not communicate» écrivait le théoricien de la communication Paul Watzlawick[2] (1972 :48), certes, mais on peut être mal compris ou non compris …Si, depuis
Londres, « l’appel du 18 juin 1940 » du général De Gaulle a fait entrer d’une manière positive la radiodiffusion dans l’histoire, il ne faut pas oublier non plus l’impact négatif que pouvait avoir ce même outil technologique, deux ans auparavant. De plus, les industries culturelles en émergeant sans cadres juridiques régulant leurs contenus, génèrent aussi une nouvelle division du travail et de nouveaux emplois « créatifs », à une période propice après les destructions d’emploi dues à la crise financière et économique de 1929. En effet, en 1938 le réalisateur et scénarite étasunien Orson Welles diffuse une émission de radio-réalité « The War of the Worlds »[3] sur une attaque martienne, si réaliste que ses auditeurs affolés en sont descendus dans la rue, provoquants un vent de panique, une hystérie collective.
Des chercheurs de ce temps ont tenté de mettre en maux les affects des récepteurs sur cet évènement. Le sociologue français Pierre Lagrange a tenté de relativiser au mieux l’impact dramatique de la panique collective engendrée par la radiodiffusion des histoires de Welles. Aussi, il faut noter que la dramatisation de Welles fut moindre car elle marquait peu d’auditeurs relativement à la population, c’est surtout la presse nationale qui s’est emportée contre la petite station de radio, la presse s’inquiétant grandement de l’ampleur que la radio pouvait prendre aux dépens de la presse. Parmi ces inquiétudes, la crainte d’un concurrent économique majeur se hissait, la presse perdant de plus en plus de publicité en faveur de la radio.
Bien évidemment ces industries à la différence des industries contemporaines dites créatives ou culturelles et créatives (IC ou ICC) ne bénéficiaient pas de la contribution de diffusion ou de participation citoyenne, via la sphère digitale. Cette évolution du champ lexical montre bien qu’avant de se pencher sur des axes de recherches pour les médiations citoyennes, il est nécessaire de revenir dans le temps pour comprendre les répercussions non envisagées du développement de l’industrie culturelle en temps de paix, mais aussi en temps de guerre déjà.
Communication de risque et maux identifiés
Quelles places prennent la culture et la communication au sein des industries créatives ? Aussi, quels risques en plus d’opportunités prennent les gouvernances à mettre en valeur ces industries ?
Lorsque la France discute régulation de nouveaux paradigmes économiques avec la mise en place de législations pour les VTC – permettant des prix plus abordables pour les utilisateurs (par exemple via l’application de la société créative « Uber ») il existe aussi d’autres alternatives de transports émergentes grâce aux technologies de l’Information et de la Communication tels Blablacar, entreprise créative également qui permet des co-voiturages à moindre coût comparées aux sociétés nationales de transport de pays européens. En plus de cela, la valeur écologique introduite en limitant le nombre d’automobiles sur les routes, grâce à ce genre de « nouvelle » division internationale du travail ou encore des services, ne peut être négligé. La perception de l’impact de la technologie tend à être binaire : soit elle sauve, soit elle détruit. L’Internet est une opportunité pour la révolution ; notre vieille société est « perturbée » ; tout devient obsolète les « NTIC » et les TIC. Ou bien les emplois sont perdus à l’automatisation et l’informatique ; drones pour de nouveaux moyens de livraisons, de photos, de nouveaux millionnaires tel Marc Zuckerberg, grâce à une vitesse technologique fulgurante. C’est une des raisons pour lesquelles, proposer de découvrir un pays, à travers son patrimoine et son histoire via notamment des outils et medias numériques, est une des priorités du gouvernement. En 2016, en Algérie, « Taxi Flexi » est une application qui émerge pour promouvoir tel Uber la facilité de déplacement à moindre coût. Ainsi, le premier cluster dédié à l’économie numérique en 2015 : plus d’une vingtaines d’entreprises publiques et privées où des produits comme les boissons, les dattes, la mécanique de précision et la plasturgie, ou encore d’autres activités créatives regroupées autour des produits comme les tapis ou encore le textile, les bijoux et l’artisanat traditionnels[4]. S’adapter en termes de glocalisation « Think global, act local ».
Pour Nicolas Miailhe, cofondateur et président de The Future Society, organisation non lucrative de la Harvard Kennedy School of Government « il est urgent que le gouvernement organise un grand débat public sur l’intelligence pour penser et piloter les grandes transformations à l’œuvre. Un grand débat associant scientifiques, experts, citoyens, enseignants, chercheurs, associations et acteurs économiques permettrait une politisation salutaire de la question sans pour autant s’engluer dans les discussions sur le déterminisme biologique de l’intelligence ou la pertinence des mesures quantitatives du type QI. Le courage politique réclame qu’on se saisisse de ces enjeux compliqués et du passif historique qui va avec, sans tomber dans des caricatures dangereuses ».
Penser et voir émerger les industries créatives selon un cadre territorial, c’est essentiellement approcher les acteurs de la création et leurs « produits », c’est aussi analyser le contexte économique, politique, juridique, social particulier selon une approche socio-géographique. C’est aussi s’interroger sur leur importance, à court terme, d’un point de vue tactique mais aussi à long terme, d’un point de vue stratégique. Penser et voir émerger des GAFAM et des BATX « …YZ » c’est revisiter sempiternellement ce qu’est un « nouveau » média. Mais il s’agit aussi de s’interroger sur leurs apports en tant qu’outils de médiation mais aussi sur une fracture de liens sociaux, menant à considérer les risques de la désocialisation.
Préconisations
Favoriser la création de contenus qui puisent dans le local tout en utilisant les outils technologiques modernes : cela peut créer une offre différenciée face à la standardisation globale.
Renforcer le cadre juridique et la régulation des algorithmes
Mettre en place une législation claire sur la transparence des algorithmes de recommandation (plateformes de streaming, médias sociaux, moteurs de contenus), afin que les créateurs comprennent comment leur visibilité est influencée.
Prévoir des mécanismes de recours pour les créateurs ou les utilisateurs lorsqu’ils subissent un préjudice lié à une décision algorithmique injuste.
Protection du travail créatif face à l’automatisation
Garantir des droits d’auteur robustes et actualisés, adaptés aux outils automatisés ou intelligents (IA générative, assistants vocaux, etc.).
Encourager des modèles économiques hybrides : combiner travail humain + support automatisé
Mettre en place des formations pour que les professionnels des ICC apprennent à cohabiter avec la technologie, à l’utiliser comme outil plutôt que de la subir comme remplaçante.
Politiques de soutien pour les créateurs
Développer des fonds publics de soutien spécialement dédiés aux projets où l’innovation technologique est au service de la création (par ex. spectacles, arts visuels, multimédia), tout en incluant des clauses de respect de l’éthique algorithmique.
Instaurer des incubateurs / accompagnements pour les start-ups culturelles, qui offrent non seulement des ressources financières, mais aussi du mentorat, des ateliers légaux, de la gestion des données et de la vie privée.
Participation citoyenne et médiations démocratiques
Créer des espaces de débat public impliquant les citoyens, les créateurs, les experts en technologie, les décideurs, pour discuter des usages des algorithmes, de la robotisation dans la culture, de ses risques et potentiels.
Développer des médiations culturelles numériques : plateformes ou interfaces permettant au public de comprendre, d’interagir avec, voire de co-concevoir les contenus algorithmiques.
Veille sociale et santé au travail dans l’ICC automatisée
Identifier et prévenir les risques liés au stress numérique, à la surperformance liée aux attentes algorithmiques (ex. visibilité, « likes », streaming) — pour éviter burnout, boreout, brownout.
Intégrer dans les politiques de travail des ICC des normes de bien-être numérique, des pauses, des conditions de travail adaptées aux rythmes imposés par la technologie.
Valoriser les spécificités locales dans un monde globalisé
Soutenir les langues, les patrimoines culturels, les traditions locales dans les productions culturelles numériques, afin d’éviter l’uniformisation culturelle due aux algorithmes dominants.
Conclusion
A l’heure où l’on pourrait croire que les industries créatives tendent à l’émancipation ou à la libération de l’individu, on constate aussi d’autres effets de ces industries : uniformisation des modes de vie, domination d’une logique économique ou encore un pouvoir autoritaire. Pour les chercheurs allemands, Horkheimer et Adorno, après la seconde guerre mondiale, l’industrie culturelle participe d’une anti-Aufklärung, phénomène ne concernant pas seulement les pays totalitaires, mais également les autres pays, à commencer par les sociétés libérales. Aussi, ce n’est pas anodin si dès les années 70, le champ des Sciences de l’information et de la communication se penche sur cette notion d’industrie culturelle, avec une dimension critique et ouverte à un champ interdisciplinaire de recherche sur la vision et sur l’instrumentalisation de la culture populaire — industrialisée — des médias et des grands groupes de communication.
Eu égard du manque de recherches quantitatives sur la question, très tôt, la notion d’industries créatives a fait l’objet de nombreuses critiques. Aussi, quelles médiations pour des sociétés où l’Homme et la Machine tendent à se côtoyer, aussi bien économiquement que sociologiquement ?
[1] DEES DE STERIO Marius (1999). De propaganda fide. Cours du Pr. Marius De Sterio en ligne sur ameddias.org. URL : http://www.ameddias.org/fr/2014/01/08/de-propaganda-fide_1/ .
[2] WATZLAWICK, P., BEAVIN-BAVELAS, J., JACKSON, D. 1967. Some Tentative Axioms of Communication. In Pragmatics of Human Communication – A Study of Interactional Patterns, Pathologies and Paradoxes. W. W. Norton, New York.
[3] « The War of the Worlds » est une dramatique émission de radio interprétée par la troupe du Mercury Theatre (en) et diffusée le 30 octobre 1938 sur le réseau CBS aux États-Unis. Écrite et racontée par Orson Welles, c’est une adaptation du roman du même nom de l’écrivain H. G. Wells.
MALAISE DANS LA CIVILISATION NUMÉRIQUE, SOUS L’ANGLE DE L’ÉCONOMIE, DE L’ANTHROPOLOGIE ET DE LA PHILOSOPHIE
À partir d’une réflexion philosophique et économique, le Pr. en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), Jean Paul LAFRANCE s’interroge sur les avantages et inconvénients de la révolution numérique. « Data is the new oil » : c’est precisement sur la place pregnante, visible mais aussi invisible des donnees dans nos vies, que s’interrogera le Pr. LaFrance (Grandement apprecie et respecte par notre reseau SIC Ameddias a l’international au passage !).
En un mot, le numérique est-il un humanisme qui tient compte du bien-être des citoyens ? Ou est-il plutôt une autre voie vers un capitalisme de surveillance, à savoir une société du marché des comportements individuels ?
Les données personnelles, offertes inconsciemment par les utilisateurs, sont « le trésor de guerre » des grandes entreprises du web (les GAFAM américaines et les BAT chinoises) et constituent la principale ressource de l’économie numérique. En parallèle des industries médiatiques, se développent les entreprises de services qui utilisent des plateformes de distribution numérique, telles Uber et Airbnb, et contribuent au phénomène de “macdonaldisation” du travail et d’appauvrissement de la classe moyenne. Que faire pour éviter la suppression des emplois engendrée par l’automatisation et la robotisation du travail ? Le numérique peut se révéler toxique lorsqu’il oblige les travailleurs à s’adapter à un système machiniste : l’homme oscille alors entre burn-out et hyperactivité.
Quelles pistes envisager pour transformer la civilisation numérique en un humanisme ?
1. Réformer le capitalisme qui nous pousse à consommer toujours davantage ;
2. Ralentir notre croissance économique et démographique devant l’impératif écologique ; nous vivons dans un monde fini ;
3. Amorçer une conversion personnelle car, comme nous l’ont enseigné les philosophes gréco-romains anciens (Socrate, Platon, Épicure, Sénèque, etc.), la principale cause de la souffrance humaine sont les désirs désordonnés, les craintes exagérées de l’insécurité, la peur du futur et de la mort.
Jean-Paul LAFRANCE est Docteur en philosophie de la Sorbonne, Professeur en sciences de l’information-communication et membre de la chaire de recherche UNESCO ITEN de l’université Paris 8.
Il fut le directeur fondateur du secteur académique des communications à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à partir de 1970, enseignant invité à l’Université Autonoma de Barcelone, de Paris 8 et de l’Université d’Avignon. Auteur d’une vingtaine de livres, de communications scientifiques et de conférences.
Eugenio CIDADE (Ameddias Brasil) nous a fait part d’une triste information : la disparition d’une de nos pairs Elisabeth BRANDAO que nous avons eu la chance de rencontrer ensemble a l’Univ. de Brasilia en 2013. Pour rendre hommage a cette Professeur tres humaniste, AMEDDIAS se joint a ABRAPCORP l’Association brésilienne des Chercheurs en Communication organisationnelle et Relations publiques (Abrapcorp), a l’Association Brésilienne de Communication Publique (ABCPública) et a la Fédération brésilienne des associations scientifiques et académiques de la Communication (Socicom).
Beth Brandoa a quitte ce monde le 7 avril 2021 après avoir été hospitalisée contre le CoronaVirus.
Le mot du Pr. Katia BELISARIO, représentante AMEDDIAS Brésil : « With great sadness we received the news of the death of professor Elizabeth Brandão, victim of COVID-19. Beth, as she was knowm , was a reference in studies of public communication in Brazil. She was one of the creators of the course of Organizational Communication of the Universidade de Brasília.Rest in peace, Beth« .
Le guerilla marketing s’apparente à une stratégie publicitaire qui se concentre sur des tactiques de marketing non conventionnelles à faible coût qui donnent un maximum de résultats.
Ses diverses tactiques promotionnelles ont pour points communs de laisser une impression indélébile et de générer un puissant Buzz marketing – le tout à petit budget.
Le terme original a été inventé par l’Etats-Unien Jay Conrad Levinson en 1984 dans son ouvrage « Guerrilla Advertising ». Le terme marketing de guérilla a été inspiré par la guérilla qui est une forme de guerre irrégulière et se rapporte aux petites stratégies tactiques utilisées par les civils armés telles des embuscades, des sabotages, des raids et autres surprises. Tout comme la guérilla, on utilise le même type de tactique dans l’industrie du marketing. Ce style publicitaire alternatif s’appuie fortement sur une stratégie marketing non conventionnelle, une grande énergie et de l’imagination pour un buzz social optimal. On dit que ce marketing marque beaucoup plus les consommateurs par rapport aux formes plus traditionnelles de réclames. Cela est dû au fait que la plupart des campagnes de marketing de guérilla visent à frapper le consommateur à un niveau plus personnel et mémorable.
Le marketing territorial en temps de crise tend à repenser l’emploi. Un marketing alternatif tel le Guerilla marketing – aussi appelé Street Marketing – propose des types de communication inspirants pour une communication locale et inusuelle, décalée. Ce, pour se démarquer de la masse de publicités ambiantes en marquant les esprits des consommateurs grâce à une démarche où l’art, le visuel et l’humour ont toute leur place[1].
Relayé par non seulement des médias sociaux mais aussi des sites Internet, le message de ces formes de communication se relai très rapidement et sans engendrer de dépenses en passant par des annonceurs à payer ou des personnalités de star system comme égéries. Ici le marketing parait plus démocratique : tout un chacun peut interpeller ou peut être sollicité pour interpeller. Il s’agit donc d’une technique de marketing directe utilisée pour atteindre sa cible en la surprenant. Ainsi, si les entreprises et les marques vont à la rencontre des gens en occupant la rue et/ou les espaces publics, tout un chacun peut aussi le faire sans être affilié à une quelconque corporation. De ce constat, les lobbys possédant des budgets ne sont plus les seuls à pouvoir faire preuve d’ingéniosité grâce à des moyens et des cadres difficilement accessibles ou chers, par exemple. Les campagnes de Guerillamarketing peuvent donc être individuelles ou légalement financées par les territoires les accueillant.
[1] Le Guerilla Marketing peut également être “familles” de “Guerilla” : l’Ambush marketing, le Stealth marketing, le Viral marketing, l’Ambient marketing et le Street marketing. Cf. https://www.cospirit.com/magazine/guerilla-marketing-quelques-exemples-inspirants-pour-une-communication-locale-decalee/
Ce glossaire comprend un lexique du champ médiatique. La plupart des définitions[1] sont écrites à partir de celles des journalistes Jean Luc Martin-Lagardère (« Les différents genres journalistiques in Le Guide de l’écriture journalistique, 1984, réed. 2003 : 91-132) et Jacques Mourilland (« la gamme des genres journalistiques » in L’écriture journalistique, 1997 : 50-75).
L’analyse de fond : C’est un article assez long, présentant une argumentation et dépassant le cadre évènementiel court pour se situer au niveau des principes et des problèmes structurels. Signé par un collaborateur en vue et figurant en très bonne place dans le journal, il constitue ce que le journaliste et écrivain Bernard Voyenne désigne en 1967 désigne sous le vocable anglo-saxon de « leader » : « son ton se rapproche de celui de l’éditorial, mais contrairement à ce dernier, il n’exprime pas nécessairement la position collective de l’organe qui le publie (in Bonnafous, 1993 : 91).
Le billet d’humeur : court article d’humeur sur un fait ou une question d’actualité, caractérisé par sa concision et une chute inattendue : humoristique, impertinente, paradoxale, affective, etc. Cette écriture se justifie d’abord par une volonté de donner une opinion, de mettre au service du lecteur son savoir, sa perspicacité et sa documentation. Le billet d’humeur exprime sous une forme très personnalisée, l’opinion d’un membre du journal. Il engage le journal tout en permettant plus d’écart que l’éditorial.
Brève/Dépêche/Filet : Très lue, la brève est la plus petite information de la presse possible. Sans aucune marque formelle du locuteur, elle se présente comme la reproduction d’une dépêche d’agence parfois même la dépêche telle quelle. Elle va au maximum jusque 500 signes contrairement au filet, un peu plus développé qui peut aller jusque 1000 signes. C’est donc l’information brute, sèche, ramassée en un minimum de mots. Longtemps, parce qu’elles étaient réputées « faciles à faire », elles étaient traitées rapidement dans les rédactions. La brève, peut également être une reproduction identique ou quasi identique d’une dépêche de presse communiquée par une agence de presse. La règle de base étant de se tenir presque toujours à un éclairage factuel faute d’avoir la place d’argumenter selon un autre angle. Avec la brève, on dit qui, où, quand. Si on sait comment et/ou pourquoi, on passe de la brève au filet.
La chronique : Il existe deux sortes de chroniques : – article publié à intervalles réguliers, mais pas forcément dans chaque numéro du journal, sur un thème donné : littérature, philatélique, historique… ; – commentaire libre, réflexions sur l’actualité, revenant à intervalles réguliers sous la signature d’un collaborateur, généralement renommé. Prises de positions et avis très personnels. La chronique est le lieu par excellence où le rédacteur peut prendre un peu de cette distance qui manque tant à ses confrères qui couvrent l’actualité. La chronique peut être confiée à une personnalité extérieure au journal.
Le compte-rendu : Dans cette étude, retranscription d’un procès (audience ou jugement). Il n’y a pas de limites de taille. C’est un genre journalistique « faux-ami ». Pratiqué à l’excès dans beaucoup de médias, il a l’apparence de l’objectivité. L’auteur, en effet, en est aussi absent que possible, reprenant la plupart des évènements ou des propos dont il a été témoin, souvent dans l’ordre chronologique. Dans trop de compte-rendus, ce n’est pas le journaliste, terriblement absent, qui hiérarchise l’information, mais bien ceux dont il a suivi ou enregistré les propos. Il n’est pas loin de jouer le rôle de simple magnétophone.
Le courrier/la lettre des lecteurs : Souvent utilisée pour valoriser le journal. On choisit de publier les lettres les plus élogieuses ou celles qui confortent la ligne choisie par la publication. À la limite, s’il n’en reçoit pas, le journal peut les écrire lui-même. Mais l’autosatisfaction est une pratique dont certains commencent à se méfier. C’est plus une nécessité commerciale (montrer qu’on tient compte de l’avis du lecteur) qu’une rubrique reflétant la réalité des opinions exprimées.
La critique : La critique est le commentaire d’un produit, d’une manifestation dans le domaine des arts et de la culture (films, livres, expositions etc.). Elle évalue les différents aspects (originalité, talent) d’un produit pour éclairer sur sa qualité et son intérêt. Il est bon que le critique connaisse bien le milieu concerné, pour apporter des éclairages complémentaires inédits. La subjectivité est de mise en matière de critique au grand dam des artistes. Cependant, la critique ne peut se dispenser d’un minimum de présentation de l’œuvre concernée qui doit être aussi neutre que possible. La bonne critique s’appuie sur une vraie connaissance du genre littéraire, cinématographique, etc. concerné, des œuvres d’auteurs proches. Elle compare, elle rapproche, elle dissèque. Hélas, le plus souvent, on n’est pas très loin du communiqué de presse diffusé par l’émetteur du produit à critiquer. Néanmoins, elle sait se reconstruire hors de la pression de l’actualité. Pour exemple, l’Almanach critique des Médias de Mehdi Ba et Olivier Cyran (2005) critique sur « l’actualité ».
L’éditorial : Article prenant position sur un fait d’actualité et engageant la responsabilité morale du journal. Il s’agit donc de la position commune de l’ensemble du journal. C’est l’article d’opinion par excellence. Les mots sont forts, le rythme de la phrase soigné. Souvent, le rédacteur le rompt pour marteler ses arguments. L’éditorial doit jouer un rôle noble : défense d’une idée, d’une personne ou d’un groupe de personnes, éveil des consciences sur telle ou telle situation, etc. Il peut aller de la profession de foi à l’appel public en passant par l’agitation, la dénonciation d’un fait ou d’une situation, ou le coup de gueule indigné. L’éditorialiste signe toujours son article (de son nom, de celui du journal ou d’un pseudonyme collectif), qui est parfois accompagné de son portrait photo.
Lettre ouverte : souvent engagé, ce texte destiné à une ou plusieurs personnes en particulier, est exhibé publiquement afin d’être lu par un plus large groupe. La lettre ouverte ose et se risque sur des sujets d’actualités controversés. Pour exemple, celle, pertinente, de l’avocat luxembourgeois Gaston Vogel (proche de Marius D. Sterio) reprise dans l’ouvrage Dans la Tourmente Judiciaire de 1962 a nos jours, Gaston Vogel Luxembourg (2010), « Lettre ouverte a Frieden, l’homme aux cameras de surveillance – A propos de la nécessite d’enregistrer les interrogatoires ». Cette lettre ouverte illustre une liberté d’opinion et de critique (désormais appelée « liberté d’expression ») rare pour être soulignée. Destinée au ministre de la Justice , la lettre a suscité en 2010 déjà, en temps de transition digitale, des interrogations bouleversantes sur les conséquences societales risquées d’une justice robotisée avec un excès de cybersurveillance (Qui plus est, sans considérer l’acteur majeur de la justice qu’est l’algorithme !).
L’interview : Elle donne à entendre ce que tel ou tel peut avoir à dire sur un sujet. L’interview est facile à lire, car souvent elle est de taille courte ou moyenne et que l’alternance des caractères différents pour marquer les questions des réponses facilite l’entrée du lecteur dans le texte. En apparence, c’est un exercice relativement simple à mener. Le risque principal étant celui de la banalité du propos. Contrairement à l’apparence, l’interview est un genre difficile à mener. Elle suppose une première phase de documentation bien menée et une connaissance du domaine, du sujet, du vocabulaire dont l’interviewé va renseigner. Une grande partie du talent de l’interviewer tient dans son sens de la psychologie, et notamment par le choix de ses questions ouvertes ou fermées, la relation de mise en confiance qu’il crée, etc.… Toutefois, la généralisation de l’interview téléphonique, moyen de recueil plus économique et rapide peut biaiser l’interview. L’interaction paraverbale absente, la communication ne sont plus la même.
Le portrait : Article dressant la personnalité d’une personne connue ou non, à travers ses caractéristiques : biographie, activités, déclarations, manière d’être, apparence physique… Le propos du genre est de donner de la chair à un individu, de saisir au-delà de données conventionnelles d’un curriculum vitae la vie, les ruptures, les motivations, etc. Il peut être présenté sous des formes et des longueurs très différentes.
Le programme TV : Dans la PQN, il présente souvent ce qui sera diffusé le jour même dans les différents programmes de la télévision généraliste à des heures de grande écoute, généralement en début de soirée.
Reportage/enquête : Il suppose un déplacement sur le terrain du journaliste ou du correspondant ; il comprend très souvent un ou plusieurs interviews et est toujours assorti de commentaires, plus ou moins explicites, du locuteur. L’enquête et le reportage rassemblent dans un même article des informations d’ordre différentes émanant de lieu différent. Comme le note Jacques Mouriquand, dans une synthèse sur l’écriture journalistique, la difficulté à distinguer les catégories est particulièrement visible dans les médias écrits contemporains où règne une confusion des genres pernicieuse. Jacques Mouriquand prend l’exemple des fréquents emprunts au reportage dans l’enquête : « S’il en résulte assurément un agrément de lecture, la rigueur de la démonstration peut s’en trouver affaiblie » (1997 : 73). Pour le journaliste, un article « ne peut être décliné que sur un seul genre journalistique » (ibid.). Aussi, un risque majeur de confusion des genres trouve son origine avec les découpages de genre entre l’enquête et le reportage. En effet, leurs ambitions n’ont aucun rapport commun. En effet, pour lui, proposer à la fois de montrer (genre du reportage) et de démontrer (genre de l’enquête) amène à « rompre le contrat avec son lecteur [qui] ne comprendra plus très bien si l’on sollicite sa perception ou son sens logique » (id.).
L’article de Une : Il s’agit d’une information d’accroche, de la première information que le quotidien va présenter et qui donne un ton à l’actualité du jour. Le plus souvent l’article de Une est développé dans les pages intérieures du journal.
[1] Toutes les définitions mis à part celles qui ne sont pas recensées dans aucun des deux ouvrages à savoir : l’analyse de fond qui sera défini par Bernard Voyenne, le programme télévision et la Une.